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Thierry Cumps : « Août 2004 - Retour aux Philippines »
Prélude :
De mon deuxième voyage aux Philippines, j'ai ramené beaucoup de chansons en anglais, en tagalog et 1 VCD de karaoke en ilocano et un autre en thaï acheté à Bangkok
Je pense être maintenant le français qui a plus de chansons de karaoké en tagalog (langue principale parlée aux Philippines).
Ma collection comprend actuellement 54 albums de chansons de karaoke. Avec mon lecteur DVD et le mixeur karaoké acheté 39 euros à Auchan, je peux vous assurer que c'est assez génial de pouvoir chanter devant des clips vidéos sur des superbes chansons que ce soit en anglais, en tagalog ou en thaï.
Exemples de chansons philippines que j'aime : Pagdating ng panahon - Pangako - Otso Otso - Spageti song - Lagot ka - Shake Shake - Miss Flawless - Sana Mama - Bulaklak - Pamela - Pito Pito - Mr Suave.
Si vous voulez des renseignements, n'hésitez pas à me contacter.
SOMMAIRE :
Jeudi 1er Avril 2004
Dans quelques mois je retourne aux Philippines. Selon les moyens dont je disposerai, je pourrai me payer l'hôtel ou non. Si j'ai suffisamment d'argent je pourrai même retraverser la mer de Chine pour passer quelques jours à Bangkok ou à Hong Kong, ma femme m'a donné sa permission.
J'ai mis dans ma valise de quoi me débrouiller en chinois et en thaï, j'ai d'ailleurs de nombreux DVD en chinois mais beaucoup moins en thaï. De toute façon, il faut savoir se débrouiller où que l'on aille, le minimum étant de pouvoir survivre.
Ce voyage, je le fais pour faire plaisir à ma femme, personnellement je préfère poser mes bagages dans une grande ville, puis m'y balader aux grès de mes envies, le jour, la nuit et de préférence à pied ou en utilisant les moyens de transport. Pour moi, toutes les capitales du monde sont intéressantes, mais certaines le sont peut-être plus que d'autres...
Quoiqu'il en soit ma valise est prête, j'y ai mis quelques vêtements légers, des petits trucs indispensables comme des couteaux de poche, une trousse à pharmacie au cas où je devrai soigner des gens (voire me soigner moi-même), de quoi rendre l'eau potable, des pièges pour les rats et les souris, des plaquettes pour les moustiques - je ne souhaite pas attraper la dengue (palu) - de quoi cacher l'argent et mes papiers sous un tee-shirt. D'ailleurs à propos d'argent, j'y ai déjà mis tous mes dollars et tous mes pisos, il ne me restera plus qu'à y placer des euros le moment venu.
Ce matin Liezl est venue me voir avec son mari et son bébé, c'était une des plus belles pilipinas que j'ai connu et un américain de Chicago qui avait vu sa photo sur un de mes sites Internet a correspondu avec moi par email pendant plusieurs semaines en espérant pouvoir faire sa connaissance par mon intermédiaire. Pas de chance, elle a choisi un pilipino.
Bref, il ne me reste plus qu'à payer les billets d'avion et faire des économies pour le séjour aux Philippines. J'espère que j'aurai de la chance, sinon, je devrai me contenter de manger du riz collant et de boire de l'eau du puit.
D'ailleurs, j'ai commencé à me glisser dans la peau d'un philippin, je n'achète plus à manger que du riz et quelques boites de thon. J'ai renoncé au pain, à la viande et au reste afin de préparer mon corps. D'ailleurs je ne fais plus qu'un repas par jour (sauf si on m'invite bien sûr). Cela permet de faire des économies.
Comme je mange moins, j'ai l'impression d'avoir plus de tonus qu'avant et j'ai repris un entraînement quasi militaire, mon corps devient de plus en plus résistant depuis que je me suis mis au régime. Il est vrai que la vie occidentale a tendance à nous empâter, il suffit de se passer de pain, fromages, desserts, viandes et pâtes pour retrouver la forme. Les asiatiques ont raison, rien ne vaut un peu de riz et un peu d'eau pour bien se porter.
En 2001, lors de mon premier séjour aux Philippines, je n'étais pas très mince. Etant donné que je réduis ma consommation de nourriture plusieurs mois avant de partir, je ne devrai pas avoir honte, sur place, de me balader torse nu.
Ce week-end, j'ai transféré mes vidéos sur les Philippines sur 4 VCD (Vidéo CD). Ces VCD peuvent être regardés sur un lecteur DVD et bien sûr, sur des lecteurs VCD. Il faut savoir qu'en Asie vous trouverez plus de lecteurs VCD que de lecteurs DVD. Le DVD n'a pas vraiment marché en Asie, alors que les éditeurs ont refusé de commercialiser les VCD en Europe (parce qu'ils sont très facilement copiables). En Asie les VCD sont en anglais sous-titrés en chinois.
Bref, il m'a fallu environ 10 heures pour faire chaque VCD, mais ensuite il ne faut que 10 minutes pour faire une copie du VCD et tout comme un DVD, les copies sont strictement identiques aux originaux.
Comme je réinvesti ce que je gagne sur Internet, je risque de manquer d'argent pour mon voyage aux Philippines et même si je n'ai pas de goût de luxe, j'ai bien peur que je ne puisse pas me payer l'hôtel. Comme je l'ai dit à mes collègues, j'aimerai bien vivre 6 mois en Asie et 6 mois en France, et certains de mes collègues qui ont déjà voyagé en Asie sont bien d'accord avec moi (un de mes collègues arabes a été champion de boxe thaï et il a combattu plusieurs fois en Thaïlande).
Avec John, nous avons décidé qu'en 2005, nous irons tous les 2 au Vietnam (ou en Thaïlande), rien que nous 2 (sans les femmes), en attendant lui va au Maroc avec sa femme marocaine et moi aux Philippines avec ma femme philippine (il faut bien faire plaisir à nos femmes).
Je n'arrive pas à suivre mon régime alimentaire car ma femme n'arrête pas d'acheter à manger et quand je vois de la "bouffe" je mange. Mais en ce qui me concerne, je n'achète plus à manger que pour ma fille Siam. A propos, je lui ai montré des vidéos du royaume du Siam (Thaïlande) et elle est très fière de croire que c'est son pays alors qu'en fait ma fille est philippine comme sa mère.
A propos de John, il est bouddhiste comme moi mais comme sa femme est musulmane il est obligé de se cacher pour manger du porc (il enlève les étiquettes des boites de conserve). Heureusement que contrairement à nos femmes (musulmane ou catholique), John et moi ne sommes pas pratiquant et donc nous sommes beaucoup plus tolérant qu'elles. D'ailleurs ma femme catholique ne s'entend pas avec la femme de John qui est musulmane, il y a une certaine tension entre les deux (ma femme n'aime pas trop les arabes et encore moins les musulmans, elle est un petit peu intégriste en tant que catholique mais elle a été élevé comme ça...). Pour ceux qui l'ignorent les musulmans dans le Sud des Philippines coupent la tête des prêtres catholiques, brûlent les églises (avec les fidèles à l'intérieur) ou les kidnappent pour demander des rançons. Personnellement, je n'ai que du mépris pour les kidnappeurs et les terroristes. Ces gens là ne méritent aucune pitié car ils n'ont aucun respect pour la vie humaine.
Alors que je m'apprêtai à faire la vaisselle, j'ai trouvé un cafard dans la bassine. Aussitôt je l'ai tué, puis j'ai vaporisé du produit contre les cafards. Mais tout ça m'a rappelé les Philippines et ses gros cafards qui montaient le long des murs. Je crois qu'il faudra que j'achète d'autres produits pour les cafards philippins.
La CAF de Courbevoie qui ne me verse plus d'allocations depuis Septembre parce que mon appartement est trop petit me demande depuis quelques semaines la somme de 636,57 euros en prétextant que j'ai trop reçu de prestations dans le passé.
Non seulement ils économisent plus de 200 euros chaque mois de prestations auxquelles j'ai droit mais en plus ils me disent que dans le passé ils ont fait une erreur en ma faveur et qu'il faut que je rembourse. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il y a du foutage de gueules et des baffes qui se perdent.
Bref l'administration française est pourrit.
En tout cas, tout ça ne va pas faciliter mes vacances déjà que les billets d'avion m'ont coûté cher (2500 euros)...
La femme de Jean Michel est partie aux Philippines avec leur fille pour 1 an. D'après Jean Michel je devrai aller manger dans les restaurants philippins et non dans leurs fast-foods mais ma femme (Helen) me dit que les restaurants philippins sont sales et qu'ils déterrent les cadavres des chiens pour les servir à table.
Sinon j'ai acheté 2 DVD : High Voltage (l'action se passe à Hong Kong puis à Manille). et Zatoichi (un film de Takeshi Kitano).
Samedi 17 Juillet 2004 : La vaccination
On a passé toute la matinée à l'Institut Pasteur à Paris pour les vaccinations : 2 vaccins pour moi, 3 vaccins pour ma femme et un seul pour ma fille (il y a une dizaine de jours ma fille avait déjà eu droit à un vaccin). Sinon, le docteur nous a mis en garde contre la rage (que l'on attrape par la morsure des animaux), auquel cas direction l'hôpital de Manille et de nous méfier des moustiques. Aujourd'hui les vaccins nous ont coûté 180 euros - je pense qu'on n'aura plus beaucoup d'argent pour se payer l'hôtel.
Je trouve que ma femme prend trop d'affaires, je ne sais pas où elle va mettre tout ça. Moi je fais très attention à emporter le moins d'affaire possible.
J'ai décidé de tenir un carnet de voyage filmé ainsi quand je rentrerai en France, je pourrai graver sur DVD mon carnet de voyage vidéo. Je pense que si c'est réussi je renouvellerai l'expérience pour chacun de mes futurs voyages. L'avenir nous le dira...
Samedi 31 juillet 2004 : on est arrivé à Manille
Il est 8h00 du matin, je me suis levé à 6h30 alors que je me suis couché à 3h00 du matin. Je viens juste de terminer de montrer les photos que j'avais sur mon ordinateur. Je vais essayer de vous raconter ce qui m'est arrivé depuis mon départ de Paris le 29 juillet 2004.
Tout d'abord mon ami et voisin John m'a conduit à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Sans lui, je ne sais pas comment on aurait fait parce qu'on avait beaucoup de bagages et certains étaient particulièrement lourds. Le seul hic était qu'il devait nous laisser tôt à l'aéroport car il prenait son service avant 14h00. Par conséquent de 13h00 à 16h45 il nous a fallu attendre que Air France ouvre l'enregistrement des bagages.
Et ça a été le début des problèmes. Trop de bagages, excédents de poids. Je l'avais dit à Helen, mon ami John lui avait dit aussi mais cela n'a servi à rien, ma femme est têtu et elle a donc insisté pour prendre à nous 3 (elle, ma fille et moi) une vingtaine de sacs et valises que l'on a réparti à l'aéroport sur 2 chariots.
Au guichet de Air France, on nous demande d'enlever des affaires ou de payer une surtaxe de 55 euros par kilos en trop. Donc on enlève des affaires et malgré un léger excédent de poids, on accepte nos bagages de soutes. Mais à peine on s'éloigne que ma femme me demande où sont les passeports, passeports que je viens juste de lui remettre. Bref, elle me demande de fouiller dans mes affaires alors que 10 minutes plus tard elle trouvera les passeports dans un de ses sacs.
Bon, je décide de garder les passeports et on se dirige vers l'embarquement et cela que les vrais problèmes commencent. L'agent de sécurité refuse de nous laisser passer, on a trop de sacs car la règle est de 1 bagage à cabine par personne et nous avons chacun au moins 2 bagages par personnes. De plus, nous n'avons droit qu'à 12 kg de bagage à cabine par personne et la totalité de nos bagages à mains dépasse de plus de 40 kg, donc on nous conseille d'enregistrer au moins 2 bagages à main dans la soute. Or, au guichet d'Air France on avait déjà un excédent de poids donc inutile de leur demander. Cela dit on leur demande quand même et on est bien obligé de se rendre compte que cela nous coûterait trop cher, donc une seule solution défaire nos bagages et enlever ce qui est trop lourd et non indispensable : nourriture, boissons, etc.
Ensuite, on retourner à l'embarquement et autre refus, trop de bagages et trop de poids. On enlève encore, shampoings, dentifrice, alcool, cadeaux. On laisse tout ça sur place pour celui qui voudra bien se servir, puis retour devant le type sauf que cette fois ils sont deux.
Bien qu'on a laissé dans un coin de l'aéroport au moins pour 100 euros de marchandises et mis certains dans sacs dans nos petites valises, on a toujours trop de bagages et au moins 18 kilos en trop (a chaque fois l'agent de sécurité pèse l'ensemble de nos bagages). Ma femme supplie l'agent de sécurité. J'ai un peu honte, c'est la première fois que je vois ma femme supplier, et je lui demande de revenir à l'enregistrement pour y laisser au moins 1 sac quitte à payer. Mais quand l'hôtesse nous dit que pour laisser notre sac le plus léger comme bagage à soute, cela nous coûtera 570 euros, Helen préfère retourner dans notre petit coin pour y décharger encore des affaires. Je peux vous dire que ça fait mal au coeur de devoir laisser tout ça, je me sépare même de mes 3 tubes de dentifrice mais finalement, l'agent de sécurité nous laissera passer et je pense qu'en tout on aura perdu environ 250 euros de marchandises, cela sera, j'espère, une leçon pour Helen mais à ce moment là je dois avouer que je lui en veux beaucoup car elle n'a pas voulu m'écouter et voilà le résultat.
Finalement après avoir attendu dans la salle d'embarquement, on embarque dans le Boeing 747 d'Air France, un énorme mais vieil avion qui n'a pas du tout le même confort que l'Airbus qu'on avait pris en 2001 pour aller aux Philippines.
Au lieu de partir à 19h45, on part à 20h30, mais on a rarement vu un avion partir à l'heure et on file vers Bangkok en passant au dessus de l'Iran. Pour le service à bord, rien à dire, bonne nourriture, personnel aimable. Seul reproche à bord du 747, on a toujours très chaud avant d'arriver en altitude, puis on a très froid quand on vole. D'autre part, on est assis à côté de l'aile et donc je ne pourrai que très difficilement voir ce qui se passe en dessous. Cela dit, on n'est pas en first class, donc il faut faire avec et après tout on n'est pas si mal que ça.
Arrivé à Bangkok (Thaïlande) la plupart des passagers descendent de l'avion car il faut dire que la Thaïlande est le pays rêvé pour le tourisme : pays accueillant pour les étrangers, excellente nourriture, sans doute la meilleure au monde, jolies filles, monnaie pas chère, beaucoup de choses à voir et encore plus à acheter. Pour ma part, j'achète des cartes postales et des VCD (1 sur Bangkok, 1 sur Pucket et 1 cartoon pour ma fille). Au fait je paye en dollars parce que je n'ai pas de bath sur moi, mais vous pouvez payer en euros ou changer votre argent.
Pour ceux qui continuent sur Manila, c'est retour dans l'avion et là il faut compter environ 5 heures d'avion avant de se poser sur l'aéroport de Metro Manila. Contrairement à la Thaïlande, ici il n'y a pas beaucoup de touristes et les policiers ne sont pas là pour rigoler. En Thaïlande, ils avaient été super aimable envers moi et ma fille. Ici c'est pas le cas, mais il faut dire à leur décharge qu'ils ne voient pas beaucoup d'étrangers et qu'à ma connaissance il n'y a plus de tour operator vers les Philippines depuis au moins 10 ans, donc pas beaucoup de touristes. Aussi, pour faire plaisir à la présidente des Philippines nouvellement réélu, ce serait que des agences de tourisme fasse découvrir aux touristes européens et américains les Philippines. Même, s'il faut compter 4 à 5 heures de plus en avion que des destination comme Hong Kong ou Bangkok, les Philippines ont de quoi séduire les voyageurs : peuple parlant plusieurs dialectes (tagalog, ilocano, etc.) et anglais pour la plupart, nombreuses îles, beaucoup de fast-food dont le célèbre fast-food philippin : Jollibee (on ne dessert pas les plateaux dans les fast-food philippins), chaleur toujours constante de nuit comme de jour - on peut vivre à poil et dormir à poil, sauf que la police philippine (PNP) n'apprécie pas que des adultes se baladent tout nus, etc., etc. etc.
Pour ma part, mon arrivé à Manille (Metro manila) ce vendredi 30 juillet ne m'a pas donné beaucoup de satisfaction. Je récupère toutes mes valises mais certaines sont en très mauvais état. Helen a donné deux fois 10 euros à deux jeunes philippins qui n'ont fait que pousser les chariots de valises sur 50 mètres, on met environ 5 heures pour sortir de Metro manila : l'aéroport de Manille est situé dans la ville et la circulation dans cette ville est la pire qui puisse exister au monde, on avance sur 10 mètres puis on s'arrête, puis on fait encore une dizaine de mètres, bref, il ne faut pas être pressé, de toute façon il faut faire avec, comme il faut faire avec le bruit incessant des klaxons.
Après être sorti de Manila, on s'arrêtera à un Jollibee (situé sur une station service de Petron sur la route de Marilao Bulacan) et au final il nous faudra une douzaine d'heures pour arriver à Carmen Rosales dans la province de Pangasinan au nord de l'île de Luzon. Pour info, un menu au Jollibee : cuisses de poulets, riz, french fries (frittes), coca et un sundae au chocolat m'a coûté 149 PHP (peso philippin). Le coca seul coûte 16 piso (les billets vont de 5 à 1000 PHP et il existe des pièces de 1 piso.
Pendant que j'écrivais, j'ai vu une petite fille, je viens d'apprendre que sa mère est la jeune personne qui avait commencé à accoucher à Undred Island en août 2001 en pleine nuit et que sans notre intervention elle n'aurait sans doute jamais vue le jour. Ma fille (4 ans) s'est réveillée alors que je tapais sur mon ordi, elle a beaucoup dormi, sans doute conséquence du jet lag (décalage horaire), je crois qu'on va pouvoir aller faire quelques courses au supermarché à Urdanetta. Je vais donc arrêter d'écrire, il est 09h45 du matin.
Il est presque 20h00 du soir (heure locale), malgré la clim il fait toujours aussi chaud et j'espère que je vais pouvoir dormir suffisamment cette nuit.
Aujourd'hui on est allé faire un tour au centre de Carmen et pour faire plaisir à ma fille, on est allé manger quelque chose au Mac Do. D'ailleurs il faut que je signale que si en 2001 il n'y avait que le Mac Do à Carmen, aujourd'hui il existe aussi un Jollibee et un Chow King. Je sais que le fast-food n’est pas l'endroit rêvé pour un français qui est habitué à bien manger mais les fast-foods philippins n'ont pas grand chose à voir avec le fast-food français. Les fast-food philippins sont beaux, toujours propre, la nourriture est bonne et pas chère, les serveuses sont très aimables, le personnel de sécurité (toujours armés) vous ouvre la porte, et on ne dessert pas les plateaux. Quant aux restaurants philippins, je ne peux pas en parler, ma femme (philippine) refuse d'y aller.
Pour la petite histoire, le Mac Do nous a coûté 113 PHP (soit environ 1,62 euros). Et pour 20 PHP de plus j'ai essayé le Eight O'Clock, c'est en fait l'équivalent d'un Royal orange (Fanta Orange). En sortant du Mac Do on a pris un tricycle pour se rendre au marché de Villasis mais je n'y ai rien acheté. Ce n'est que l'après midi qu'on a pris le jeepney pour aller au centre commercial Magic d'Urdanetta et là j'ai pu faire les courses - pour moi une paire de sleepers, un tee-shirt, 2 CD de chansons d'amour dont la plupart en tagalog, et bien sûr plein d'autres articles pour tout les autres membres de la famille puisque quand on se déplace un tout petit peu loin, on est obligé d'emmener au moins une dizaine de personnes.
Dimanche 1 août 2004 : Méfiez vous du soleil philippin
Nous sommes allé à Water-World, un parc nautique situé à une vingtaine de kilomètre de Vilassis. Je pense que ça a été construit pour les touristes et quelques riches philippins, le problème est que depuis quelques années les touristes ne viennent plus beaucoup aux Philippines. En tout cas, l'endroit est charmant avec de nombreuses piscines, toboggans pour glisser dans l'eau et toujours de la musique que j'aime (tubes anglo-saxons des années 80).
Le seul problème est que je vais m'exposer trop longtemps au soleil et qu'en rentrant à la maison je m'apercevrai que tout mon corps a été brûlé par le soleil. Dans la nuit du Dimanche 1 au Lundi 2, je prendrai une douche froide ainsi qu'une pilule Nurofen pour la douleur malgré tout je n'arriverai pas à dormir.
Lundi 2 août 2004 :
Ce matin, la peau me brûle et je jure qu'il se passera un certain temps avant que je m'expose à nouveau au soleil.
Nous sommes allé faire des courses à Dagupan (après Urdanetta) dans un grand supermarché. C'est quand même assez différents des supermarchés français mais j'aime bien. Ensuite nous sommes allé manger dans un fast-food chinois : chow-king, j'ai pris un plat de nouilles sautées (le Miki Merienda à 40 PHP), la boisson Royal regular (taille normale) est à 14 PHP. Je crois que le Chow-King est mon fast-food préféré, c'était excellent (j'adore la cuisine chinoise).
Poour être sûr de dormir, j'ai pris un cachet pour la douleur et un autre pour dormir.
Mardi 3 août 2004 :
J'ai réussi à dormir quelques heures, mais en me regardant dans un miroir, je me suis aperçu que j'avais des cloques sur les épaules et je comprend pourquoi j'ai si mal. Ma peau a été brûlé par le soleil, dire qu'il a suffit d'une demi journée à Water-World où je n'ai même pas fait de séance de bronzage (cela fait déjà des années que j'ai abandonné la bronzette) pour que je me retrouve avec la peau brulée et d'énormes cloques qui me font souffrir.
Je viens de prendre une douche froide (de toute façon, il n'y a pas d'eau chaude) et en appuyant un peu j'ai pût percer les cloques les plus importantes, ce qui a permis d'évacuer le liquide jaune à l'intérieur. Désormais il faudra à tout prix éviter le soleil et attendre que la peau se reforme. Donc méfiez vous, l'eau ne protège pas des rayons du soleil, en plus l'eau supprime la sensation de chaleur que l'on pourrait avoir lors d'un coup de soleil.
Je ne sais pas si je pourrai mettre un tee-shirt, le tissus risque de coller aux plaies, en plus ça n'arrête pas de suinter.
En ce qui concerne les philippins, leur peau, à force d'être exposé au soleil, est devenu presque aussi dure que le cuir des vaches, en tout cas cela est vrai pour ceux qui travaillent dehors, car les habitants des grandes citées ont le peau plus claire et plus fragile car ils évitent le soleil.
Mercredi 4 août 2004 :
Je viens de prendre une douche, ensuite j'ai nettoyé les plaies sur mes épaules avec du mercurochrome incolore. Déjà que l'eau sur les plaies me faisait mal, je n'allais pas mettre non plus de l'alcool à 90. Je viens de m'apercevoir que la peau sur mon visage et un peu sur le torse commence à partir, je pèle. Cela signifie que je vais avoir un deuxième peau et c'est donc le début de la fin de mes soucis. Par contre il va falloir que je vérifie chaque jour l'évolution de toutes mes plaies.
Hier soir je me suis couché à 20h00 en ayant prit soin de prendre une pilule pour dormir et une pour la douleur, mais malgrès tout ça je n'ai pas réussi à m'endormir, je suis resté allongé sur le lit en essayant toutes les positions pour dormir mais rien à faire.
Ce matin, j'ai pris une autre pilule pour la douleur et je suis resté allongé. Vers 11h00 j'ai essayé de faire quelques étirements et exercices de musculation, mais bouger mes épaules ou mes bras me fait toujours mal.
Désormais quand ma femme veut m'embarquer quelque part, je demande le maximum de précisions et en fonction de ce que je sais je décide si j'y vais ou pas. Exemple Lundi 2 août elle avait décidé qu'on allait à Manille passer quelques jours or vu mon état je lui ait fait comprendre que je préférai reporter ça à plus tard. A quoi sert d'aller à Manille si c'est pour rester cloué à l'hôtel. A propos, l'idée de départ était que je passe quelques jours dans un hôtel de Manille pour visiter la capitale pendant que ma femme restait chez ses parents. Hélas, elle a transformé ça en "je viens avec toi à Manille" puis en "mon frère nous accompagne". La raison avancée est que Manille est dangereux et que j'aurai besoin de son frère comme guide. Moi tout ce que je vois, c'est que je devrai payer une chambre en plus, que je pourrai sans doutepas choisir l'hôtel de mon choix et que je risque de n'avoir aucune liberté de mouvement.
Jeudi 5 août 2004 :
Je n'ai pas réussi à dormir cette nuit. Le fait de prendre un cachet contre la douleur et un second somnifère n'a servi à rien. Depuis 6 jours je n'ai pas dormi plus de 3 heures : trop de bruit, trop de chaleur et la douleur qui ne me quitte pas. Ce matin ma femme m'a emmené au cabinet médical de Carmen, le docteur m'a annoncé que les plaies aux épaules étaient infectées, il les a donc nettoyé et mis une crème antibacterial (silver sulfadiazine) puis a bandé mes épaules. Quand aux coups de soleil, il me conseille de mettre de l'eau froide dessus (ce que je fais déjà depuis plusieurs jours).
Quand je pense que les français ont parlé de canicule en août 2003, il faut croire qu'ils ne sont jamais allé aux Philippines. Je sais que Jean Michel (un français) ne seras pas d'accord avec moi puisque lui supporte très bien la chaleur aux Philippines. Cela dit quand je suis dans un fast-food philippin (ils sont tous climatisés) je pourraient y passer plusieurs jours tellement on se sent bien à l'intérieur.
Cet après-midi je suis allé au Jollibee de Carmen, toujours rien à dire si ce n'est que j'adore. Juste un détail ma femme m'a dit que les toilettes pour femme étaient sales mais depuis que je suis aux Philippines je n'ai eu que des problèmes avec les WC : chasse d'eau cassée ou manquante, cuvette pas assez profonde, philippins qui laissent la porte ouverte. Pas le choix il faut faire avec. Ici on se sert d'un seau d'eau à la place de la chasse d'eau qui marche pas et on va dans les toilettes qui sont dehors pieds nus, pieds toujours dans l'eau. Je sais qu'à mon retour en France il faudra que je prenne bien soin de mes pieds vue dans l'état où ils sont après seulement une semaine.
Ceci étant, si j'étais descendu dans un hôtel pour touristes, je suis certain que j'aurai échappé à tous les désagréments que je suis en train de subir, en tout cas la prochaine fois je voyage sans ma femme, ça c'est sûr.
Pour changer de registre, je signale que j'ai essayé les 2 tee-shirt de la marque Police que j'avais acheté pour 299 PHP chacun à Dagupan, ils sont vraiement extras, je vais en acheter plein d'autres pour moi et pour offrir. Je signale qu'il n'y a qu'une taille unique, que ça ressemble à un débardeur avec beaucoup plus de classe par contre si la notice est en anglais, thaï, chinois et arabe, nulle part il est fait mention du pays d'origine, dommage car cette marque de tee-shirt ferait un malheur en France.
Vendredi 6 août 2004 :
J'ai réussi à dormir quelques heures mais alors que je n'ai presque plus mal, je n'arrête pas de me gratter à cause des nombreuses piqures d'insectes, surtout sur les pieds (une vingtaine par pied). Le problème c'est qu'on ne voit même pas qui nous pique, c'est seulement quelques heures plus tard, que l'on voit un rond rouge d'un demi centimètre de diamètre. En plus de nettoyer ces piqures à l'alcool, j'ai décidé de porter le plus souvent possible des pantalons ainsi que des chaussettes afin de protéger mes pieds ainsi que mes jambes. Mais étant donné la chaleur il est difficile de garder les pantalons.
Mes plaies aux épaules cicatrisent et je les désinfecte chaque jour à l'alcool à 70%., encore une semaine et elles auront disparues. Le reste de mon corps commenc à peler, c'est signe que le coup de soleil est en train de partir. Comme je ne tiens pas à recommencer l'expérience, j'ai dis à ma femme qu'elle pouvait aller à la plage sans moi. Ma fille commence à peler des bras, c'est pas très joli.
Le ventilateur de notre chambre est tombé en panne, c'est un ventilateur qui permet d'envoyer de l'air froid et même s'il fait beaucoup de bruit, il est inenvisageable de dormir sans ça (on suffoquerait). Mes beaux-parents eux, dorment dehors sous une moustiquaire avec un ventilateur qui tourne à côté d'eux.
Après avoir téléphoné à mon beau frère, un réparateur intervient puis repart chercher une place et au final, 3 à 4 heures après, l'installation est réparée, ouf.
Je suis le seul à aimer marcher ici, ma femme et ma fille s'en passeraient volontiers, mais j'ai réussi à les convaincre d'aller faire un tour au centre de Carmen. On est allé au Mac-Do et j'ai essayé de commandé des cuisses de poulets sans le riz mais on m'a expliqué que le riz était automatiquement servi avec tous les plats. Ma fille a eu droit à ses frittes (french fries) et comme dessert elle voulait une glace à la fraise, mais comme il n'y avait pas de parfums à la fraise elle a eu droit à une glace au macapugno. Je ne sais pas si c'est comme ça que ça s'écrit, en tout cas c'est de couleur mauve et le goût est assez bizarre.
Ensuite on est allé jusquà la cabanne de son frère. Il vit près du fleuve et il exerce depuis quelques années le métier de chauffeur de tricycle. Ses deux plus grandes filles vont dans une école de Carmen - il y a quelques années elles étaient dans une école de Villasis - je m'en suis aperçu car l'uniforme est différent selon l'école. Dans cette école catholique de Carmen l'uniforme est composé de tee-shirt à l'emblème de l'école, un pantalon de survêtement et une paire de basket. Alors qu'autrefois, elles étaient habillées d'une chemisette blanche, d'une jupe bleu et d'une paire de souliers.
Samedi 7 août 2004 :
06h30, je viens de tuer un gros moustique gorgé de sang avec mes mains. J'ai l'impression que les 2 plaquettes anti-moustiques que j'ai installé dans cette pièce ne suffit pas à les éloigner. Je dis gorgé de sang parce qu'en éclatant le moustique j'en ai eu partout sur mes mains. Ce sont bien des moustiques qui sont en train de me piquer, aussi je viens de remettre mon pantalon et mes chaussettes. Ces bestioles volent bas et on les voit même pas arriver.
J'avais ammené beaucoup de DVD afin de pouvoir les regarder sur le lecteur DVD multisystème qu'on leur a apporté mais voilà, leur télévision n'est pas multisystème est seuls les DVD NTSC passent, or comme la plupart des DVD que j'ai apporté sont PAL et bien on ne peut pas les regarder. Quant à mon ordinateur portable, dés le lendemain de mon arrivé, il refusait de lire les DVD, les considérant comme CD non formatés alors qu'il lit très liens les CD de musique et les CD de données. J'ai essayé de réparer mais je n'ai aucune sauvegarde du système avec moi donc ça attendra mon retour.
On vient de rentrer du Jollibee de Carmen, Helen, Babeth, les filles de mon beau-frère Honey, ma fille Siam et moi-même, ça fait toujours plaisirs de manger dans un fast-food philippin mais il faut savoir que si pour nous français les fast-food philippins sont bon marché, il en va tout autrement pour les philippins, ce qui explique aussi qu'il n'y a pas foule dans les fast-food philippins (la moitié des philippins ne pourra jamais se payer un fast-food car ils sont trop pauvres).
J'avais pris mon téléphone portable pour pouvoir appeler dés mon retour en France et en l'allumant ici je me suis aperçu que j'étais connecté et que j'avais reçu un message de Smart. En fait j'ai un abonnement de Bouygues et il est possible que Bouygues Telecom a passé un accord avec Smart Philippines, ce qui explique que mon abonnement français me permet d'appeler des numéros de téléphone philippins, par contre je préfère évite d'appeler hors des Philippines (j'ai peur de la facture à mon retour en France).
Dimanche 8 août 2004 :
Départ pour Manille (Metro Manila) en bus, puis jeepney, mais comme on laisse Siam, on a décidé de ne rester que 3 jours parce qu'on sait que ce sera diffile pour notre fille de ne plus voir papa et maman. Moi, j'aurai bien voulu l'emmener mais le frère de ma femme (Honey) nous conduira dans un hôtel de passe (la chaîne japonaise des hôtels SOGO) et cet hôtel n'accepte pas les mineurs (la majorité est à 18 ans pour les filles et 21 ans pour les garçons). Quand on nous demande pour combien d'heures on veut louer notre chambre, je suis un peu surpris mais les prix sont corrects (1200 PHP pour une nuit) et l'hôtel est très propre.
Bien sûr je paye aussi la chambre de Maria et Honey (ici on paye d'avance). Ensuite je découvre la chambre : propre, fonctionnelle mais pas de fenêtre, par contre miroirs sur le côté du lit, en face du lit et également au dessus du lit. Quant aux chaînes du câble, il y a 3 chaînes pornos, une asiatique, une française et une west-ern porno. Et avec ça on peut se faire livrer tous les repas qu'on veut dans la chambre, cuisine asiatique variée, bonne et pas chère. Bref, le paradis pour les couples illégitimes. A quand des hôtels SOGO en France ?
Un seul défaut, la musique d'ambiance dans les couloirs ne s'arrêtent jamais, même la nuit, mais peut être que la direction de l'hôtel ne souhaitent pas que les clients dorment. Comme on n'a pas bien dormi depuis plusieurs jours, la musique ne nous gènera pas trop pour dormir, surtout que la clim marche bien et qu'on ne souffre pas de la chaleur dans notre chambre. Il y a une chose qui me gènera pendant tout mon séjour à Manille, c'est ma peau qui va peler sur tout mon corps à cause du coup de soleil pris il y a déjà une semaine.
Lundi 9 août 2004 : Manille : sécurité maximum mais pas de vidéo surveillance.
Durant les 3 jours passés à Manille (Metro Manila), on fera essentiellement du shopping. Il faut dire que Manille est l'endroit rêvé pour du shopping : petites boutiques en tout genre (stores), marchés ouverts (open markets), petites et grandes surfaces, supermarchés (supermarckets), centres commerciaux (malls). Du moins cher aux produits de luxe, vous trouverez de tout, même des produits de Paris ou des boulangeries françaises (où personne ne parle français). Non seulement des produits philippins (sleepers) mais tous les produits fabriqués aux Philippines (ou dans le reste de l'Asie) et qui normalement sont exportés vers l'Europe, les Etas-Unis, le Canada ou le Japon. Sauf que les prix sont excessivement bas, alors si vous allez à Manille, profitez des prix bas sur les vêtements, chaussures, sacs à main, CD, VCD et DVD et bijoux. Mais faites attention, les marchands dans la rue essaieront de vous vendre des CD, VCD ou DVD à prix très bas, il faut savoir que ce sont des produits pirates et qu'ils sont susceptibles d'être saisi par la police aux Philippines comme lors du retour dans votre pays.
Lors de notre séjour à Manille, nous profiterons également du vaste choix en matière de cuisine. Toutes les cuisines du monde sont représentées : chinoise, philippine, américaine, japonaise, italienne, etc. mais toujours à petits prix. La brochette de porc cuit sur le grill et badigeonné de ketchup durant la cuisson, ne coûte que 11 PHP dans la rue (1 euro = entre 66 et 70 PHP). Par contre dans les bus (beaucoup plus confortables que les jeepneys) la brochette de porc vous coûtera dans les 30 PHP (mais généralement elle sera plus copieuse). Toujours dans les bus, on essaiera de vous vendre des cacachuettes mais aussi des épis de maïs grillé ou bouillis (c'est bon et très sain).
En matière de sécurité, depuis le millier de morts dans l'attentat du métro de Manille par le groupe terroriste Abu Sayyaf, la sécurité est partout présente à Manille : interdiction de filmer ou de photographier dans le métro aérien (je me suis fait interpeller par la police), contrôle des sacs et palpations de sécurité chaque fois que vous entrez dans un établissement recevant du public (E.R.P.). Un ERP ça peut être le métro, un centre commercial, etc.
Dans certains endroits de Manille, il y a environ un policier (ou agent de sécurité armé) tous les 20 à 30 mètres. Vous trouverez aux Philippines et surtout dans la capitale Metro Manila, beaucoup d'agents de sécurités en uniforme (généralement ils ont une tenue qui ressemble aux policiers américains). Les agents de sécurité sont généralement armés de fusils à pompes et de revolvers alors que les policiers philippins (PNP) sont généralements armés de pistolets et de fusils d'assault. Je pense que les pistolets mitrailleurs feront partie de leur prochaine dotation (qui sait ?). Dans la capitale, on trouve aussi des groupes de militaires philippins (qui refusent qu'on les photographie). Il y a juste une chose qui m'a étonné, c'est que les philippins n'ont rien en matière de vidéo surveillance. Comme je travaille dans la sécurité, je sait repérer les caméra de surveillance quand il y en a et à Manille je me suis promené dans différents endroits qui étaient très bien gardés par la police et les agents de sécurité mais nulle part je n'ai vu de caméras de surveillance, donc sociétés de sécurité françaises, vous savez ce qu'ils vous restent à faire : proposer vos services aux Philippins.
La sécurité a atteint un tel niveau dans la capitale des Philippines que vous avez plus de risques de vous faire voler à Paris qu'à Manille. Mais comme les voleurs philippins ne peuvent plus exercer leur métier, ils se sont reconvertis en vendeur de fausses rolex ou vendeurs de copies pirates de VCV oud DVD. A propos, les DVD inexistant aux Philippines en 2001 sont devenus très courants en 2004. Vous pouvez acheter un lecteur DVD multi-système pour environ 2000 PHP. Vous pouvez vous faire établir un faux diplôme aussi réaliste qu'un vrai dans les rues de Manille. Mais il vous faudra environ un mois pour découvrir tous les charmes de la capitale des Philippines.
Mardi 10 août 2004 : Manila Bay et les Smoky Mountains
Avant de partir, je souhaite utiliser mon dernier jour pour voir Manila Bay et Smoky Mountains. Ce matin, on utilisera le métro pour voir la statue de Rizal, malheureusement quand on arrive sur place, le socle est vide. Sans doute un coup des Abu Sayaff qui ont kidnappé la statue du héros philippin et qui demande une rançon pour la rendre. Non, je plaisante, elle doit être en réparation.
On marchera donc juqu'à la mer (Manila Bay) d'où on peut apercevoir des bâteaux, le grand hôtel Manila, des pêcheurs qui arrivent à sortir des petits poissons d'un eau très sale qui n'empêchera pas quelques courageux philippins de se baigner ou d'y chercher des moules.
Ensuite, on trouve un taxi qui accepte de nous ammener jusqu'à Smoking Mountains si on condamne l'accés des portes de la voiture. La chance n'étant pas avec lui, pour avoir crût qu'il pouvait passer avant le signal de l'agent de police, il va se faire verbaliser.
Dans le taxi, on longe le port de Manille, puis on longe Smoking Mountains et on s'arrête à côté de l'ancien dépottoir qui a été recouvert de terre depuis et interdit grâce à une équipe du SWATT (Escadron d'intervention de la police philippine). La présidente des Philippines (son excellence Mme Gloria Macapagal-Arroyoa) a souhaité fermer les 2 Smoky Mountains de Manille mais le problème a été déplacé de quelques mètres car les habitants (qui vivent des déchets) se sont installés dans des sortes de HLM de déchets (voir photos). En tout cas, ça pue !
Le chauffeur qui veut se rattraper de l'amende qu'il a dût payer souhaite nous garder le plus longtemps possible (la course nous coûtera 1000 PHP) et nous fait visiter le village des enfants (environ 5 à 10 km après les Smoky Mountains du port), comme ça craint un max, le chauffeur m'interdit de baisser la vitre pour faire des photos. De toute façon, j'ai assez vue de misère pour aujourd'hui et je ne pense pas que vous ayez envie de voir ça. Bref le taxi nous promène un peu partout et il se perd plusieurs fois puis nous laisse devant un zoo minable qui ne doit pas recevoir beaucoup de visiteurs. Pour finir, on rentre à pied à l'hôtel.
L'après-midi sera encore consacré au shopping.
Mercredi 11 août 2004 :
Ce matin, on a encore pris le métro aérien de Metro Manila pour se rendre dans un open market supposé être moins cher (au terminus de la ligne 1). Helen et Maria achèteront beaucoup de vêtements, ce qui ne seras pas mon cas. Je préfère généralement les supermarchés, ou les centres commerciaux, voire les petites échoppes (stores). Helen justifie qu'elle achète beaucoup en me disant qu'ici les commerçants ne veulent pas qu'on achète qu'un seul vêtement. En tout cas, ça sent mauvais et il faudra laver les vêtements avant de les porter.
De retour à la station Monumento, on a encore le temps de prendre une douche à l'hôtel SOGO (ma dernière douche chaude avant plusieurs semaines) avant de prendre tous nos bagages direction le départ des lignes de bus. A l'hôtel on a laissé dans un cendrier toutes nos pièces (de 25 cents, 1 piso, 5 pisos), c'est pas beaucoup mais ça fait toujours plaisir (bien qu'ils préfèraient sûrement des billets).
Avant d'accéder au central des bus, il faut ouvrir tous nos bagages et se soumettre aux palpations de sécurité par les policiers dont certains sont armés de fusils d'assault (la sécurité est devenu le premier cheval de bataille du gouvernement philippin).
A chaque arrêt de bus, des vendeurs montent nous proposer de la nourriture ou des boissons. Personnellement je me contenterai d'une brochette de porc, mais mes compagnons dégusteront également des balots (baluts) : oeufs de cannes couvés.
Arrivés chez nous à Carmen, ils nous faudra attendre un peu pour voir Siam qui était au Mac Do avec Babeth. En attendant j'ai essayé le Sprite qu'il y avait dans le frigo, mais quelqu'un avait remplit la bouteille par l'eau du puît et j'ai vite recraché avant d'être infecté par les bactéries.
J'usqu'à la fin de la soirée je m'occuperai des photos que j'avais stocké dans mes 2 cartes mémoire de 256 Mo et je commencerai à les préparer pour mettre les meilleures sur mon site Internet www.cumps.com
Jeudi 12 août 2004 : J'ai acheté un lecteur DVD petit, pas cher, et qui fait tout.
Je continue à préparer les photos que je mettrai sur Internet. Cet après-midi je suis allé à Villasis avec Honey (mon beau-frère) et pour bien vous faire comprendre qu'il ne faut pas acheter de produits pirates, j'ai acheté dans une petite boutique qui a pignon sur rue, 3 VCD piratés de cach américain (WWE 2004) pour 100 PHP les 3 (environ 1,60 euro), puis de retour à la maison j'ai commencé à les regarder sur le lecteur VCD que m'a prêté mon beau-frère. Et bien, il n'y a qu'une partie de l'évènement sportif et l'image et le son me font penser à une vieille cassette vidéo qui aurait été recopié une bonne vingtaine de fois. Donc ces 3 VCD, je les laisse ici aux Philippines et la morale de cette histoire est que vous ne gagnerez rien à acheter des produits piratés car ils sont toujours de très très mauvaise qualité. Plusieurs fois j'ai vu des films piratés qui avaient été filmé dans le cinéma lors de la projection du film, ce qui fait qu'on a qu'une partie de l'écran et qu'on entand tous les commentaires des spectacteurs.
Sinon, je suis allé ensuite au centre ville de Carmen avec Honey et j'y ai acheté un tout petit lecteur DVD multisysteme de marque japonaise (Sasuki) qui fait tout (DVD, SVCD, VCD, MP3, JPG, Karaoké, CD). Je l'ai essayé sur place avec un DVD français et tout a très bien marché. Depuis lors, j'ai commencé à voir des DVD que j'avais ramené de France. Je ne comprend pas pourquoi les lecteurs DVD en France sont verrouillé sur la zone Europe, alors que les lecteurs DVD ici n'ont aucun verrou et peuvent donc lire les DVD de tous les pays, quel que soit le système ou la zone.
Pour ceux qui voudraient ramener des lecteurs DVD acheté en Asie en France, le mien m'a coûté 2950 PHP, soit environ 40 euros (mais vous en avez à partir de 2500 PHP à Manille) et les prises de courant sont américaines, donc il faut soit un adapteur que vous trouverez au BHV du coin (voire dans votre supermarché), soit couper le bout de la prise électrique pour la remplacer par une prise française (il y en a pour 2 minutes si vous avez le tournevis adéquat). Je précise que si le petit livre qui accompagne est en anglais, vous pouvez configurer le lecteur DVD en français (ou anglais, espagnol, allemand).
Par contre le gros lecteur DVD multistystème et dézoné de marque Philips que j'ai ramené de France et offert à mes beaux parents, ne marche toujours pas correctement ici alors qu'il marchait très bien en France. Pour info, ce lecteur DVD Philips m'avait coûté 15 fois plus que le petit lecteur DVD japonais que j'ai acheté aux Philippines.
Vendredi 13 août 2004 :
Cette journée a été plutôt calme, je n'ai pas beaucoup bougé si ce n'est pour aller au Jollibee du centre de Carmen afin d'emmener Siam dans un fast-food (sinon elle ne mange pas). Pour ma part je voulais me contenter d'une soupe de poulet mais j'ai également pris un plat chinois à base de nouilles chinoises ainsi qu'une glace au chocolat et j'ai dû finir le poulet grillé de ma fille.
Sinon j'ai regardé des DVD en anglais que j'avais ramené de France. Aux Philippines ils n'ont pas encore beaucoup de DVD même s'ils commencent à vendre pas mal de lecteurs DVD. Avec mon ordinateur, la télé et les nombreux DVD que j'ai, je ne risque pas de m'ennuyer comme en 2001. J'arrive même à dormir le soir malgrès le bruit et j'arrive à supporter l'absence d'eau chaude, de cuvettes de toilettes et de chasse d'eau ainsi que les nombreuses bestioles qui n'arrêtent pas de me piquer. Ceci étant on est loin du confort de l'hôtel de Manille ou de mon petit appartement à Paris.
Ma mère m'a téléphoné car elle s'inquiète pour moi. Elle a lu dans un journal (le Sud-Ouest) qu'un blanc invité à un mariage à Manille a été tué puis préparé pour être servi au repas du mariage. D'après ma belle-mère il s'agirait d'un philippin et non d'un blanc. Quoi qu'il soit je rassure ma mère et lui promet que je ne me laisserait pas tuer. De toute façon il n'y a pratiquement plus de cannibales aux Philippines (ils se sont bouffés entre eux). Le conseil du jour sera : méfiez vous si on vous invite à un mariage philippin alors que vous ne connaissez pas bien les mariés.
Samedi 14 août 2004 :
Il est 07h00, j'ai déjà pris une douche froide. Je bois un Royal tru orange, ça a le même goût que le Fanta Orange. Si j'étais à Paris je boirai un vrai jus d'orange et j'aurai passé une bonne nuit de sommeil, mais ici je suis chez mes beaux-parents à Carmen et je n'ai dormi que de minuit à 03h00 car je n'arrétai pas de me gratter. Ce ne sont pas les poux qui me dérangeaient, ici tout le monde en a et comme il est très difficile de trouver des produits contre les poux aux Philippines, j'ai ramené ceux qui faut de Paris. Non ce sont les piqures d'insectes sur les pieds et les jambes qui m'empêchent de dormir. A propos de produits qu'on ne trouve pas aux Philippines, vous pouvez mettre dans la liste les paquets de mouchoirs en papier, par contre on trouve les boites de mouchoirs en papier. L'explication vient peut être du fait que les philippins n'ont pas besoin de mouchoir sur eux, d'une part à cause du climat, d'autre part parce que si besoin est, ils se mouchent à l'indienne (on bouche une narine et on souffle du nez vers le sol).
Je croyais que cette journée allait être calme et après ma douche je m'étais couché tôt (vers 21h00) quand Helen m'apprend que son frère (Honey) m'invite à sortir avec lui. Bien que je sois fatigué j'accepte pour voir et après m'être habillé, me voila embarqué à 5 dans un tricycle (moto avec un petit habitacle sur le côté droit de la moto). Il y a mon beau-frère, moi et 3 autres philippins (3 dans l'habitacle et 2 sur la moto). Et direction un petit karaoke de Carmen où on me demande de chanter malgrès mes protestations. Après une première bière, je commence à chanter des chansons en anglais, puis en tagalog. Et même si je chante faux (je les avais prévenu), j'arrive sur "Michèle" des Beatles a faire un score de 94, ce qui sera le meilleur score de la soirée. A chaque fois il faut mettre des pièces de 5 pisos dans la machine (une espèce de JukeBox japonais relié à une télé).
Quelques heures après, Honey me propose de m'ammener dans un endroit où il y a des filles (babes) à Urdanetta. Comme j'ai décidé de me laisser guider par mon beau-frère, on repart tous les 5 pour Urdanetta city. Si les jeepney manque de confort, le tricycle, c'est pire. A chaque fois qu'on se prend un trou, c'est tout le corps qui saute, mais au bout d'une heure on arrive à destination. Le jeune philippin qui n'a plus que 2 dents est tout excité, il n'arrête pas de me demander si j'aime les filles et si tout est OK, et il veut me rassurer en me disant qu'ils seront mes gardes du corps. Moi je les trouve tous sympas, mais de tous les 5, c'est moi le plus balèse, donc je ne compte pas sur eux pour me défendre.
Le club a un bon standing, évidemment on doit subir les palpations de sécurité de la part des vigiles mais j'ai l'habitude, comme j'ai l'habitude comme me prenne pour un américain. En fait, l'un des vigiles demandera à Honey si je suis un militaire américain, du fait que j'ai ce soir là un pantalon de treillis. Mais bref, l'établissement a de la classe et les quelques filles qui évolueront sur l'estrade, à une vingtaine de mètres de notre table, ont elles aussi beaucoup de classe. Le seul problème, on nous demande sans cesse de commander à boire et toutes les vingt minutes mon beau-frère doit signer une note (notes qu'il faudra bien payer avant de partir).
Sur des tubes américains, une à une, les filles les plus sexy du coin vont se mouvoir avec infiniment de grâce et de charme. Que dire, sinon qu'elles ont toutes un corps parfait, que les tenues sont terriblement sexy et qu'elles sont à l'opposé de la philippine type Babeth (petite, peau marron, visage grossier et poils aux jambes). Les filles de ce club ne sont ni grandes, ni petites (taille parfaite), elles n'ont des poils que là où il faut, le visage fin, les traits harmonieux, de longs cheveux soyeux, la peau claire, etc. Je peux d'autant mieux en parler que mon beau frère en a invité une à ma table et que j'ai eu tout le temps pour la regarder, la toucher et sentir son odeur. Elle a un prénom chinois et doit être d'origine métisse (parents philippin et chinois), elle a 19 ans et elle vit seule avec sa fille de 3 ans. Elle m'a raconté aussi que c'était son premier jour dans ce club, qu'elle n'aimait pas ce boulot, bref on a parlé pendant environ 2 heures entrecoupées de moments où elle devait monter sur scène. Mon beau frère a essayé de négocier pour moi afin qu'elle accepte de coucher avec moi mais comme elle me l'avait dit, elle ne fait pas l'amour (elle l'a fait qu'une fois dans sa vie et c'est à cause de ça qu'elle est tombé enceinte). Une fille comme Chan Tei, je pourrai l'aimer toute ma vie tellement elle est désirable mais je crois que j'aurai trop peur de me la faire piquer, de toute façon je suis marié et elle ne veut pas quitter les Philippines. Comme mon beau frère voulait que je couche avec une fille, il m'a proposé de se rendre dans un autre endroit où les filles étaient plus faciles. Chan Tei nous a raccompagné jusqu'à la sortir et après un dernier bisou sur les lèvres, on s'est dit adieu.
Le deuxième endroit était beaucoup plus petit et plus vieux aussi. Les vigiles ont en plus inspecté nos yeux pour voir si on était pas shooté. En ce qui concerne les filles, notre table n'était qu'à 3 mètres de la scène et si les filles n'avaient pas la classe du lieu précèdent, elles étaient plus nombreuses et plus déshabillées aussi, avec en plus un rien de vulgaire. On pouvait choisir une fille (une par une elles venaient sur scène pour se mouvoir en musique), celle-ci venait à la table des clients, puis si le deal était conclus, la fille et un des clients partaient direction les toilettes. Bien sûr on était sollicité pour boire (ou manger) toutes les vingts minutes et à chaque fois une note à signer. On y est resté environ 3 heures, dont une heure avec une fille que j'aimais bien et avec qui j'ai beaucoup parlé et environ 10 minutes avec une fille qui me plaisait moins mais dont j'ai quand même caressé les fesses et les seins (elle était venu spontanément s'assoir sur moi vêtu d'un cache sexe).
Au moment de partir je propose de payer la note (1300 PHP), mon beau-frère avait payé à peu près la même somme dans l'établissement précédent. Je trouve que c'est beaucoup d'argent dépensé pour rien. Moi je n'ai jamais payé pour coucher avec une fille mais mon beau frère aime ses endroits et il s'y rend souvent. Je me demande comment sa femme tolère ça. Je me souviens de la scène que ma belle mère philippine avait fait quand son mari avait dépensé tout l'argent du mois avec les filles du Banana's Club. Le philippin qui n'a que 2 dents (et qui parlait de me protéger) ne se réveille pas malgrès nos efforts : glace sur le visage, gifles, mon beau frère qui lui touche le sexe, les vigiles qui le bougent sans résultats. Comme la boite va fermer 4 vigiles le portent jusqu'à notre tricycle et le couche dans l'habitacle. Moi j'ai but de la tequilla, de la bière et du coca et je me sens bien, mais lui n'a but que de la bière, ou alors il a fumé autre chose que des cigarettes. Quand on rentre il est presque 5 heures du matin et je raconte tout à ma femme qui ne me fait même pas de scène.
Dimanche 15 août 2004 :
Il es presque 21h00, j'ai pris une douche (froide), puis j'ai désinfecté mes plaies et enfin j'ai mis un peu de crème sous mes pieds. Je me sens mieux car je me sens propre mais les nombreuses piqures d'insectes sur mes pieds et mes jambes n'arrêtent pas de me démanger et je vais sans doute passer une bonne partie de la nuit à me gratter. Aux Philippines, à cause de la pollution et de la chaleur moite, on est obligé de prendre un minimum de 2 douches par jour sinon la sueur qui vous inonde sous le tee-shirt vous rend sale et la sensation est assez insupportable. Si vous êtes dans un hôtel vous aurez de l'eau chaude, mais si vous logez chez l'habitant se sera eau froide avec douche ou avec un sceau.
Aujourd'hui, on est allé à Manaoag connu pour son église où des milliers de fidèles viennent chaque jour prier ou acheter des souvenirs (un peu comme Lourdes en plus petit). On y est resté environ une heure puis direction la plage de San Fabien où on a loué un shed. Aux Philippines, que ce soit dans les piscines des resorts ou le long de la mer, on peut toujours louer un shed (cabane en bois façon exotique). Comme des marchands ambulants n'arrêtent pas de nous proposer toutes sortes de choses (nourritures, boissons, couteaux, poignards, etc.) le long de la plage, on achète des huitres, des crevettes, des crabes, ils ne nous restent plus qu'à utiliser le barbecue du shed pour préparer à manger et faire cuire le riz et les nouilles chinoises. Comme j'ai encore des traces de mon coup de soleil, j'ai décidé de ne pas m'exposer mais je décide quand même de nager un peu. Ici il n'y a pas de vagues et on peut nager très loin, la mer vous porte tellement qu'il est très facile de faire la planche. En fait je suis pratiquement le seul à nager car très peu de philippins savent nager. L'eau est chaude et si elle était propre ce serait merveilleux, hélas elle est de couleur marron et sous l'eau on n'y voit rien du tout.
Ensuite il ne me reste plus qu'à attendre l'heure du départ puisque je dépend des autres. Bien sûr je fais des photos et un peu de vidéo mais heureusement que j'ai amené un livre (Visa pour Shanghai de Qiu Xiaolong). A un moment donné je décide de faire pipi et comme il n'y a pas de toilettes, sur les conseils d'Helen je vais sur l'herbe mais je n'ai pas le temps de finir que je me fais atrocément piquer les pieds par des fourmis rouges et même après m'être arrosé les pieds plusieurs fois à la pompe, leurs piqures me brulent toujours.
Lorsqu'une femme propose ses couteaux à cran d'arrêt je me laisse convaincre et je lui en prend un pour 300 PHP. Ce sont de beaux couteaux avec un clip de ceinture et une sécurité pour bloquer le mécanisme déclencheur. Mais au moment de payer, mon beau-frère remet en cause la transaction en m'affirmant qu'il m'en aura pour bien meilleur marché. Comme je le laisse négocier il obtient 2 couteaux à cran d'arrêt pour 200 pisos seulement (environ 3 euros le superbe couteau à cran d'arrêt). En France, un couteau comme ça se vendrait au moins 50 euros mais ce type de couteau est interdit chez nous tout comme les poignards et les bolos qu'on peut avoir chez soi mais où il est formellement interdit de ciruculer avec. Bref, je paye mais la femme fait la gueule et je la comprend, passer de 300 PHP le couteau à plus que 100 PHP par couteau, ça fait mal au coeur.
Personnellement, je ne marchande pratiquement jamais car d'une part j'achète souvent dans les grandes surfaces où les prix sont fixes et d'autre part quand j'estime que le tarif est correct je paie le prix demandé car si le vendeur peut se faire du bénéfice ce sera autant de nourriture en plus que cette personne pourra acheter pour sa famille. Dans le cas de cette femme, elle a été obligé de vendre à un petit prix parce qu'elle a besoin de cet argent pour nourrir sa famille, ces 200 pisos, ce sera toujours ça pour acheter un peu de riz, mais comme elle doit acheter sa marchandise, il est préférable qu'elle se fasse du bénéfice et à 100 pisos le couteaux, je ne crois pas qu'il y ait du bénéfice. Donc, j'ai fait une affaire mais j'ai honte surtout vu le regard noir que me lance cette femme. En tant que touriste venant d'un pays riche et séjournant dans un pays pauvre il est de notre devoir d'acheter sans trop essayer de marchander. Ces gens ont besoin de notre argent pour vivre aussi je suis à fond pour le développement du tourisme des pays pauvres. Le tourisme est une industrie comme une autre et certains pays comme la Thaïlande l'ont bien compris : l'accueil à l'aéroport de Bangkok est excellent (nombreuses boutiques, cartes postales, DVD, VCD, CD, à manger et à boire, policiers super aimables envers moi et ma fille), on peut pas en dire autant de celui de Manille (pas de boutiques, accueil froid, policiers pas accueillants, etc.).
Sur le chemin du retour notre jeepney tombe en panne d'essence mais bien que des tricycles nous en ramènent, le moteur diesel ne reppart pas et les efforts pour le réparer sont vains. Honey téléphone donc pour qu'un de nos camions vient nous chercher. On attendra de 16h00 à 19h30 sur le bord de la route. Notre jeepney n'a pas de triangle pour se signaler, ni de warning, et comme la nuit tombe à partir de 18h00 je demande à Helen de faire descendre les enfants et de les mettre à l'abris sur le bas-côté. Au final, personne ne nous percutera et on rentrera en camion. Avant de partir j'essaierai de leur acheter des triangles de signalisation.
Lundi 16 août 2004 : 12 donuts pour 140 pisos - Attention aux kidnappings
Je suis allé au centre de Carmen pour acheter de quoi boire ainsi que des Donuts pour Siam. Depuis 2001, ils ont construit une petite superette "Seven Eleven" et c'est la première fois que j'y vais. Je suis le seul client mais il y a quand même un vigile armé en uniforme pour m'ouvrir la porte et me souhaiter le bonjour. Même si Helen dit que c'est moins cher au centre commercial d'Urdanetta, cela fait plusieurs jours qu'on n'a pas été faire les courses et comme je ne bois que des sodas, j'ai absolument besoin de faire des réserves de bouteilles. J'achète donc un lot de 2 bouteilles de coca-cola avec un paquet de chips offert, un petit paquet de gateaux au chocolat et Babeth a pris de quoi faire des pancakes. C'est vrai qu'il y a plus de choix dans un supermarché et que les prix y sont moins cher, en attendant ça dépanne. Ensuite on marche jusqu'au Dunkin Donuts où on prend la promo : 12 beignets pour 140 pisos (soit environ 2 euros les 12 beignets). On choisit 1 de chaque sorte, ils ont vraiement plein de variétés de beignets, et je laisse les filles continuer sur Villasis pendant que je ramène mes affaires à la maison. Dés que je rentre, les 2 enfants (Jashmine et Siam) se jettent sur les beignets et j'en goûte avec eux. Ils sont très bons, meilleurs qu'en France, mais aux Philippines on trouve toutes sortes de nourriture pour vraiement pas cher.
A propos de choses que j'aime bien aux Philippines, ce sont les savons, ils ont tout plein de marque de savon à la papaya (papaye) et surtout une marque de savon que j'aime bien "Safeguard" du groupe Procter & Gamble. Safeguard has been proven effective in removing skin germs that may cause skin infection and perspiration odor. Cela signifie que ces savons éliminent les germes qui causes les infections de la peau. En ce moment j'utilise le Safeguard aux fruits que j'ai acheté à Manila.
En plus des marques européennes que l'on trouve également aux philippines, on trouve tout plein de marques de produits de beauté. Pour les savons je pourrai aussi citer Sika, Likas, Block & White. Pour les shampoings, j'aime beaucoup "Vaseline Shampoo", le jaune à l'amino-collagen et l'orange au Photo-lipid (ça rend les cheveux soyeux). Dans les dentifrices j'aime bien la marque Close up. Tout ça pour dire qu'on peut acheter tout ce qu'on veut aux Philippines : marques européennes, américaines, japonaises, etc. Le problème, c'est avoir de l'argent (le gouvernement n'aide pas les pauvres) et un environnement qui vous plait, exemple un joli appartement en ville ou une belle maison dans une résidence de standing.
La fille d'un gérant d'un fast-food de Carmen a été kidnappé par des membres du NPA (New People Army) dans l'établissement lui même, et cela malgrès la protection des gardes du corps. D'après Helen, des policiers seraient mouillés dans le coup. Bref, elle me demande de faire attention en me rendant dans le centre de Carmen. En attendant le gérant a décidé de fermer son fast-food et se retirer des affaires. Une forte rançon a été demandé.
Ce soir j'ai amené ma fille au centre de Carmen pour qu'elle choisisse un fast-food et elle a choisi Jollibee (dont le symbole est une grosse abeille). Elle a pris des frittes et une glace et pour ma part j'ai choisi une soupe de poulet et une glace. J'aime bien Jollibee, mais depuis que je suis ici je n'ai pas encore essayé le Chow King de Carmen et j'ai décidé que ce serait mon prochain fast-food. D'autant plus que les toilettes du Jollibee sont toujours sales, dixit ma femme qui est une philippine. Alors pour que ma femme qui se satisfait de toilettes sans cuvettes, sans chasse d'eau et le sol mouillé dise ça, c'est que c'est surement vrai. Personnellement je n'ai pas tenu à vérifier mais si un établissement de restauration n'a pas de toilettes propres, quand est il de la fraicheur de la nourriture qui est servit. D'ailleurs 10 minutes après être sorti de Jollibee, j'avais la diarhé et une énorme fatigue. C'est pourquoi je vas me coucher maintenant et je vous dit à demain.
Mardi 17 août 2004 :
Helen est parti voir ses parents à l'hôpital de San Fernando. Ils y sont depuis hier car mon beau-père doit subir une opération, opération qui doit être entièrement payée par le patient. Moi je garde Siam à la maison car le jeepeney n'est toujours pas réparé et il n'est pas possible de partir tous ensemble, ce qui m'arrange. En fait 20 minutes après avoir fini ma soupe de poulet au Jollibee, j'ai commencé à tousser, puis j'ai ressenti de la fatigue puis une forte diarhée. Cette nuit j'ai été malade avec des moments de chaud et froid et surtout beaucoup de diarhée. Dans ce cas, il faut boire du coca et manger du riz mais comme je n'avais pas faim, j'ai but du coca-cola. Puis à 04h00 du matin comme je ne dormais toujours pas, j'ai pris une pilule de Nurofen (les épaules me brûlent toujours), et après 2 dernières diarhée, je n'ai plus eu aucun problème et j'ai réussi à dormir. Mais étant donné qu'il n'y a pas de WC de Carmen à l'hôpital San Fernando, il vaut mieux que je ne prenne pas de risques.
D'après Helen, Manille est la seule ville des Philippines a disposer d'eau potable (et encore par précaution, elle n'a pas voulu que je la boive). Ce qui signifie que tout le reste des Philippines est alimenté par des puits locaux. Ainsi l'eau des robinets n'est pas traitée et il suffit qu'un occidentau en boive un verre pour qu'il tombe malade. C'est ce qui m'est arrivé en août 2001. La soupe au poulet servi au Jollibee n'a pas été préparé avec de l'eau minérale et comme il est peu probable que l'eau ait bouilli pour tuer les microbes, cela explique pourquoi j'ai été malade.
Depuis mon coup de soleil, j'ai les épaules qui me brûlent et j'ai des taches brunatres sur la peau, je sais qu'à mon retour en France il faudra que je consulte un dermatologue. De toute façon, c'est la dernière fois que je part à l'étranger avec ma femme. Que ce soit aux Philippines, en Thaïlande ou ailleurs, j'irai désormais avec mes copains. Helen fait tout avec sa famille, je n'ai aucune liberté avec elle et comme j'ai horreur qu'on décide pour moi et que je n'apprécie pas non plus de passer un mois en famille, le choix est vite fait. Si j'étais allé à la piscine tout seul je ne serais pas resté plus d'une heure, mais comme je dépendais des autres pour rentrer, j'ai été obligé d'y rester plus de 5 heures et le soleil des Philippines, même s'il brille moins qu'en France, y est beaucoup plus dangereux.
En tout cas à chaque fois que je prend des vacances avec ma femme, je m'ennuie et je tombe malade, bref c'est un peu un calvaire à chaque fois et j'en arrive toujours à compter les jours qui me restent avant de rentrer chez moi. Combien de fois, je regrette mes anciennes fiancées, comme la jolie Sandrine avec qui j'ai toujours passé d'excellentes vacances et que j'aurai demandé en mariage si j'avais été moins bête à l'époque. Si je n'avais pas une adorable petite fille (Siam) j'aurai sûrement déjà divorcé, mais si je divorce, je ne reverrai sans doute jamais plus ma fille, ma femme a été assez claire là dessus.
Mercredi 18 août 2004 :
Pas grand chose à raconter, on est allé à Villasis faire les courses au marché. Avec Helen, on a cherché en vain des boites de mouchoirs. Et même dans la superette de Villasis, on en a pas trouvé. Pas plus que de bouteilles d'eau minérale d'ailleurs. Au retour notre tricycle poussif a eu du mal monter la côte et j'ai bien crû qu'il nous faudrait descendre pour pousser. J'ai demandé qu'on m'arrête devant la superette 7 Eleven de Carmen, et s'il n'y avait pas de boites de mouchoir, au moins on a ramené de l'eau minérale.
Alors que la pluie dans une grande ville comme Manille ne nous empêche pas de nous promener, ici on est entouré de chemin de terre et lorsqu'il pleut les chemins sont sous l'eau. Encore une raison pour moi de préférer la ville. Sinon, j'ai passé une grande partie de la journée à jouer sur mon ordinateur.
Jeudi 19 août 2004 :
Il est 07h20, j'ai pris ma première douche froide de la journée, les voisins ont mis une table dans la rue et ils mangent de grandes assiettes de riz avec je pense du poisson séché. A propos des voisins, ils ont fait construire une deuxime maison accolée à la première. Hélas elle ne sera jamais finie, le maître d'oeuvre est parti avec l'argent, ce qui est très courant aux Philippines. La tactique consiste à construire juste ce qu'il faut d'une maison afin de pouvoir toucher le gros chèque, puis de partir très loin avec.
J'ai passé la plus grande partie de la nuit à me gratter. J'ai surtout été piqué sur les pieds mais aussi sur les mains et notamment le pouce. Le problème c'est que la plupart du temps, on ne voit pas qui nous pique. Quand j'étais à Manille, je ne me suis jamais fait piqué et j'ai toujours passé de très bonne nuit à l'hôtel. Pour protéger mes pieds de blanc, j'ai décidé de garder mes chaussettes, que ce soit dans le lit, dans le reste de la maison, ou quand j'irais dehors.
Il est 16h45, j'ai pris une douche froide et j'en avais besoin. On a pris vers 11h00 un jeepney à Carmen centre pour Urdanetta City (la plus grande ville du coin). Ca nous a coûté 12 pisos par personne. C'est vraiement pas cher, mais le jeepney ne part que quand il est plein et il s'arrête très très souvent (sur simple demande ou lors d'un arrêt prévu). Il y avait Babeth, Helen et moi-même. A propos de la monnaie aux Philippines, l'abréviation est PHP, mais on peut la désigner sous le terme de peso philippin ou tout simplement piso (qui est le nom en tagalog).
On est donc allé à la grande suface "Magic" ou j'ai put acheter des boites de mouchoirs et diverses prises de courant (adaptateurs, multiprise au format asiatique), du lait en poudre pour les enfants, et surtout des VCD de chansons pour karaoke (en anglais, en tagalog et en ilocano). A notre retour en France on aura tout ce qu'il faut pour chanter entre amis.
Malheureusement les étudiants philippins des grandes villes ont la facheuse habitude de sécher les cours pour se rendre dans les boutiques des centres commerciaux ou dans les fast-food, ce qui fait qu'on a du mal à avancer entre tous ces étudiants en uniforme d'écolier. Quant aux fast-foods, il n'y a plus aucune table de libre. Dans un petit barangay comme Carmen les étudiants seraient vite repérés s'ils manquaient l'école (en plus ils sont plus pauvres que les étudiants des grandes cities), aussi on décide de manger à notre retour à Carmen. Retour avec un autre Jeepney mais cette fois ci je ne passerai pas l'argent au chauffeur comme à l'aller. Le chauffeur conduit tout en encaissant l'argent des voyageurs et il a donc besoin que des voyageurs lui donnent l'argent et rendent la monnaie. En 2001, j'avais pensé que c'était de la folie d'encaisser l'argent tout en conduisant, aujourd'hui je pense qu'il leur a fallu de longues années d'expérience pour acquérir une telle maîtrise.
Après avoir déposé nos affaires, on file au Chow King de Carmen en emmenant avec nous Siam et Jashmine. Mais contrairement au Mac-Do ou au Jollibee, le Chow King n'a rien pour attirer les enfants. Les plats sont bons pour des adultes mais ma fille ne voudra que des chips aux crevettes et Jashmine essaiera une glace (halo halo) mais ce type de glace est énorme et elle ne pourra même pas en manger la moitié. Sur le chemin du retour, Helen voudra que je me fasse couper les cheveux et bien sûr dans ce salon de coiffure il n'y a que des gays (homosexuels) et celui qui me coupera les cheveux aura en plus des vêtements de fille. Mais puisque la coupe est bonne est que ça ne me coûte que 60 pisos, on ne peut pas non plus demander à être entre les mains d'une superbe fille.
J'ai oublié de dire qu'à Urdanetta comme à Villasis, tous les stores (petites échoppes) de CD, VCD, DVD ne vendent que des produits pirates (sans être inquiétés par la police). Et juste devant le centre commercial Magic, un vendeur a essayé de me vendre des revolvers avec les munitions qui vont avec.
Cela fait déjà plusieurs jours que la télé nous met en garde contre des virus qui s'en prennent à la mémoire des téléphones portables. En matière de virus informatiques, les étudiants philippins ont déjà montré leur savoir (virus I love you), il ne faut pas s'étonner qu'avec l'importance qu'à pris les mémoires sur les téléphones portables et l'importance des téléchargements qu'on y fait (nouvelles sonneries, logos, jeux, etc.), que quelqu'un ait eu l'idée d'adapter un virus à ce moyen de communication. Nul noute que que l'Europe connaître à son tour les virus sur les téléphones portables.
Vendredi 20 août 2004 :
Ma femme veut que j'aille à San Fernando chercher mon beau-père qui vient de subir une opération importante à l'hopital. Elle me dit qu'on séjournera dans un hôtel du centre ville. Mon premier réflexe est de refuser mais comme elle insiste et que j'aime les hôtels et les grandes villes, je finis par accepter. Après être passé à l'hopital, ma belle-mère m'ammène dans un resort situé à au moins 10 km de la ville mais tout près de la mer : le Palm Beach Resort. Comme ça a l'air pas trop mal je paie les 1700 pisos demandés pour une nuit et on retourne à l'hopital chercher les autres.
Cet hôtel a surement été très bien a une époque mais aujourd'hui il a très mal vieillit. Notre bungallow abrite de gros cafards (et un nid de fourmis), il y a plein de trous dans les murs ou au sol, mais il y a la clim, la télé par cable (environ une trentaine de chaînes) et la plage de terre est juste en bas du bungalow. Comme on est loin des boutiques (hormis une toute petite superette qui se trouve à une centaine de mètres du resort), on se contente d'oeufs et de bacon pour un premier repas. Quant au soir, on commandera au restaurant de l'hôtel une pizza (très bonne), des frittes (qui ne ressemblent même pas à des frittes) et un plat de poisson philippin pour Helen. Babeth dormira avec Siam et moi avec Helen (on a 2 lits dans la chambre et on est 4). Comme Helen veut voir des films en tagalog, je m'ennuie assez et je préfère essayer de dormir.
Samedi 21 août 2004 : Retour à Carmen
Je me réveille à 05h00 et je m'aperçois qu'il n'y a plus de lumière nulle part. J'en fait part à Helen qui est déja réveillé et qui regarde la mer par la porte de la chambre. C'est vrai que c'est quelque chose de dormir bercé par le bruit des vagues mais cette nuit c'était plutôt la tempête qui nous a bercé. Quoiqu'il en soit après avoir vérifié partout dans notre bungalow, force est de constater qu'il n'y a plus d'électricité. Comme Helen ne veut pas aller voir la réception, je décide d'y aller bien qu'il y ait de forte chance que je trouve porte close. Si la porte de la réception du Palm Beach Resort est fermée, j'avise un philippin non loin de là qui est susceptible de me renseigner. En fait la tempête a dut toucher quelque chose et c'est le burn-out, il faudra attendre jusqu'à 07h00 du matin pour que le générateur se mette en marche. Je rapporte le renseignement à ma femme et nous n'avons plus qu'à retourner dormir.
Quand je me réveille à nouveau, nous avons effectivement l'électricité et j'attend le lever du soleil en vain. Comme nous avions eu un très joli coucher de soleil, j'espérais pouvoir aussi prendre des photos du lever du soleil mais les nuages doivent le masquer entièrement.
Pour me faire plaisir je vais nager et plonger un peu dans la piscine mais Helen et Siam ne peuvent pas y aller parce qu'à aucun endroit ils n'ont pied, alors ils restent dans le jacuzzi qui est situé tout contre la piscine, mais ce matin il n'y a pas de bulles. Ensuite, c'est direction la mer pour faire plaisir à ma fille. Comme ma femme vient aussi, je peux aller nager près des bateaux pendant qu'Helen surveille Siam.
Après une bonne douche bien utile quand on s'est baigné dans de l'eau aussi sale (couleur marron avec des déchets en plastique), je n'ai plus qu'à attendre sur le lit en regardant la télé l'heure du retour vers Carmen. Ma femme ne veut pas que j'aille acheter à manger ou à boire, elle dit qu'elle préfère s'en occuper elle même. Quand son frère arrive avec sa femme, ses 3 filles et quelques tantes, on se sent un petit peu envahi mais c'est bien normal que les enfants viennent profiter de la mer. Par contre je décline l'invitation d'aller au marché à pied sous le soleil pour aller acheter à manger. Encore une fois, je finis par céder mais c'est dans un van que nous partons et il nous faudra une heure de route avant de s'arréter pas loin du grand marché de San Fernando. Là, je n'ai pas mon mot à dire aussi je me contente de les suivre. 30 minutes pendant lesquelles ils n'achèteront que du poisson philippin et autres spécialités de la mer mais évidemment rien pour moi. Ce qui n'est pas grave parce que je n'ai pas faim, mais au moins on aurait put me laisser tranquille dans mon bungalow. J'ai oublié de dire que le toit du marché couvert est constitué de tolles, et par conséquent la chaleur y est étouffante, ce qui n'empêche pas les cafards de se promener librement sur les étals. Cela dit il est bien connu que les cafards supportent mieux la chaleur que les hommes.
Au retour dans notre bungalow, je finis par dire à ma femme en anglais et devant toute la belle-famille ce que je pense d'elle et comme toute le monde parle anglais (à l'exception de mon beau-père et des enfants), ça jette un froid. Mais bon il fallait que ça sorte et ça fait du bien. Comme je ne mange pas, elle me donne quand même un assiette de crevettes qu'elle vient juste d'acheter à un marchand ambulant. Le problème c'est que personne ne les a lavé avant de les cuire et je me retrouve vite avec de la terre dans la bouche. Encore une fois je remercie ma femme pour ça. Depuis le début voyage elle ne m'écoute et n'en fait qu'à sa tête. Ca a commencé à l'aéroport de Roissy à Paris où on a dut laisser sur place une partie de nos bagages (excédents de bagages et de kilos, tout le monde lui avait dit mais elle n'a écouté personne). Ensuite le lendemain de notre arrivée aux Philippines, elle m'embarque pour une journée dans un parc nautique où même en restant dans l'eau je finis par me faire griller la peau et 21 jours, après mes épaules sont encore brûlantes et portent les cicatrices de la marque du soleil. En fait la peau s'est soulevée, a gonflée d'au moins un centimètre d'épaisseur en haut des épaules et il a fallu évacuer le liquide qui était dessous car la chair était infectée. Ensuite il a fallu attendre une dizaine de jour avant qu'une nouvelle peau se forme mais il me reste quelques cicatrices et pleins de tâches marrons qui m'obligeront à consulter un dermatologue à mon retour en France. Ce qui est étrange, c'est que c'était la première fois de ma vie que j'ai pelé de haut en bas (du visage aux pieds).
Comme j'ai râlé suffisemment, on finit par prendre le chemin du retour vers 14h30 et on arrivera à Carmen à 17h00. j'ignore combien ils ont payé pour le van, mais question confort, le bus philippin est nettement mieux. Après avoir posé nos affaires, j'ammène Siam et Helen dans le centre de Carmen pour acheter des donuts pour ma fille et faire un tour à la superette 7 Eleven où j'achèterai des gateaux, 2 produits pour les moustiques (une bombe Baygon et une boite de 10 mosquito coils à faire brûler pour éloigner les moustiques) ainsi qu'une boite de mouchoirs parce que j'ai oublié de dire que depuis un peu moins d'une semaine, Helen et moi sommes un petit peu malade. On tousse et on se mouche beaucoup (surtout moi) et comme il n'est pas facile de trouver des mouchoirs, chaque fois que je peux j'en achète. Je pense que c'est l'usage des ventilateurs et de la clim qui nous rend malade. J'ai demandé en vain une lotion après solaire au Mercury Drug (la pharmacie de Carmen), mais apparement il n'existe pas d'après soleil aux Philippines. Ce soir je me suis expliqué avec Helen, cela ne fera qu'une explication de plus.
Dimanche 22 août 2004 :
Pour une fois j'ai bien dormi. Ce matin je suis allé à 7 Eleven pour acheter des produits contre les moustiques (bombe et mosquito coil de la marque Baygon) ainsi qu'un briquet pour allumer le mosquito coil (ça dégage de la fumée odorante qui éloigne les moustiques) et une grande bouteille de soda Royal Orange (les enfants aiment ça). Quand je rentrerai en France, en plus des vêtements, sleepers, couteaux, savons, CD, et VCD de karaoke, je prendrai aussi un paquet de boites d'allumettes Commando, les seules allumettes qui fonctionnent même mouillées. Cela paraît idiot de ramener des boites d'allumettes, ou des savons et autres produits d'usage courant, mais je peux vous assurer que si je le fait, c'est parce que ce sont des produits introuvables en France (y compris les CD et VCD que je ramène).
Cet après midi, on a emmené les 3 enfants de mon beau frère, ma fille et Babeth au Mac Do de Carmen. J'ai essayé un hamburger au poulet, c'était très épicé mais bon. Sinon les cuisses de poulets sont toujours servis avec la boule de riz, tout comme au Jollibee d'ailleurs.
J'envisage de donner mon appareil photo numérique CANON IXUS 400 à mon beau frère ainsi que les 2 cartes mémoires de 256 Mo afin qu'il prenne des photos des Philippines pour moi. Je lui paierai 50 euros (soit plus de 3000 PHP) la carte mémoire pleine. Ainsi il gagnera un peu d'argent et j'aurai de nouvelles photos des Philippines à vous monter tous les mois. Pour ma part j'achéterai à mon retour en France le nouveau CANON IXUS 500 et une ou 2 cartes mémoires de 512 Mo comme ça je serai prêt pour mon prochain voyage en Thaïlande. Ma femme est d'accord et mon beau-frère aussi. J'espère que vous serez nombreux à m'acheter des CD de mes photos afin que je puisse financer tout ça.
Lundi 23 août 2004 : Baguio
On a pris le bus ce matin avec toute la famille de mon beau-frère (Honey, Maria, Stephanie, Nikki et Jashmine) pour Baguio (encore plus au nord de Luzon). Comme le bus s'arrête assez souvent, il est possible tout au long du parcours d'acheter à manger et à boire. Aussi Maria m'a donné un hot dog, c'était la première fois que je mangeai un hot-dog aux Philippines. Le pain est très blanc, sucré et le tout n'est mangeable que si on a faim.
Baguio est au coeur de la montagne et pendant 2 heures nous ne faisons que tourner sur des routes en lacets avec le vide d'un côté. Comme notre bus a l'air conditionné il faisait déjà frais mais maintenant il commence même à faire froid. Ma femme a mis un pull à ma fille et les filles de mon beau-frère ont enfilé une veste. A Baguio City, il pleut, et tout le paysage est nappé dans le brouillard. Au lieu de chercher directement un hôtel, mon beau frère nous entraîne dans le plus grand centre commercial de la ville. Il y a de nombreux étages et à chaque étage de nombreuses boutiques avec notamment un grand supermarché et un cinéma multiplex. J'achète au passage quelques VCD de karaoke de chansons anglaises et de chansons en tagalog mais j'aimerai bien qu'on puisse poser nos sacs dans un hôtel. Aussi nous redescendons vers le centre ville (toute la ville est en pente) et on s'arrête dans un grand hôtel juste à côté d'un Jollibee. Si l'hôtel est grand, la façade n'a pas été repeinte depuis longtemps, quant à la première chambre qu'on nous propose, aucune lumière ne fonctionne. On nous explique que c'est le black out qu'il faut attendre que l'électricité revienne. Je pars donc acheter deux lampes dans la première boutique qui en vend, mais au passage je remarque que les autres boutiques ont toutes de la lumière. Arrivé dans ma chambre d'hôtel, je remarque que la télé fonctionne et que par conséquent en fait de black-out ce sont les ampoules qu'il faut changer. Je demande donc une autre chambre. L'électricité marche mais ont reçoit mal les chaînes (chaînes du cable), on m'explique que c'est à cause du black-out que le récepteur du câble fonctionne mal. On va quand même manger dehors, puis faire du shopping dans le grand centre commercial qui domine la ville et j'achète encore de nouveaux VCD de karaoke (aux Philippines, on appelait ça Videoke, mais maintenant on trouve les 2 appellations).
Avec Honey, je ramène les sacs du shopping à l'hôtel mais j'ai beaucoup de mal à ouvrir la porte et dans les chambres de cet hôtel il y a une odeur de poussière, de rance, d'ailleurs les draps n'ont sans doute pas été lavé depuis plusieurs semaines. Ma femme sera du même avis que moi. Ma femme m'avait promis que l'hôtel de Baguio nous coûterait moins chers que celui de Manille mais alors que l'hôtel SOGO de Manille m'avait coûté 1300 PHP par chambre, celui-ci (j'ai oublié le nom) me coûte 1800 PHP par chambre (je paie toujours la chambre de mon beau-frère). Et alors que l'hôtel Sogo était pratiquement neuf, celui-ci date de l'époque où les américains occuppaient les Philippines. Il y plein de trous partout, les ampoules ne fonctionnent plus dans de nombreux endroits et la pluie s'infiltre dans ma chambre au point de former désormais une grande flaque. L'eau chaude ne fonctionne pas mais un papier indique que pour prendre une douche chaude, il faut la prendre après 21h00 ou avant 07h00 du matin.
Après être retourné chercher le reste de la famille au dernier étage du centre commercial, mon beau-frère décide de nous faire visiter la ville, ville où il a séjourné du temps ou il était étudiant. C'est assurément une ville touristique, beaucoup d'endroit ou se restaurer, énorméments de boutiques et beaucoup d'articles de souvenirs, en plus il n'y a pas de moustique. Quant à la température, il fait au moins 6 degrés de moins qu'à Carmen et si la température est idéale pour un européen, je comprend que les philippins trouvent qu'il y fait froid. Pendant tout mon séjour, je vais croiser de nombreux blancs (plus qu'à Manille), je pense que c'est la température qui les séduit. Par contre, il s'arrête rarement de pleuvoir, d'ailleurs, ma femme m'explique que le mot baguio signifie pluie. Ici tout le monde (ou presque) a un parapluie, et si vous n'en avez pas, vous pourrez en acheter à tous les coins de rue.
J'ai demandé à ma femme de surveiller notre fille de 4 ans (Siam), de sorte que je puisse faire quelques photos, mais trop intéressé par ses achats, elle ne s'aperçoit pas que Siam lui a faussé compagnie. Finalement on la retrouve plus loin en train de pleurer et d'appeler papa, maman. Désormais, je ne fais plus confiance à ma femme pour surveiller notre fille et jusquà notre départ de Baguio je ne la lacherai pas d'un pouce.
Mardi 24 août 2004 :
Au petit déjeuner de l'hôtel, on me propose un jus d'orange mais en fait il s'agit de Tang à goût orange, ce qui n'est pas du tout pareil. Je conçois que vue le prix des oranges aux Philippines, il est plus facile d'avoir du jus d'ananas que du jus d'orange. En attendant de quitter l'hôtel j'en profite pour faire le tour du quartier et je découvre quelques boutiques intéressantes. Au passage je ramène 2 donuts pour Siam qui n'a pas voulu déjeuner ce matin (les 3 filles de mon beau-frère ont toutes mangé une assiette de riz avec omelette et légumes). Je retourne avec ma fille pour lui montrer une boutique d'animaux domestiques ainsi qu'une boutique de tee-shirts avec les héros des dessins animés. Je lui prend 2 tee-shirts : Bugs-Bunny (le lapin) et Tweety (Titi le canari).
Pour aller jusqu'au terminal de bus, on prend un taxi (le trajet nous coûte moins de 40 pisos mais j'estime qui les mérite). Quant au bus, c'est Helen qui le paiera (on paye dans le bus en cours de route), et ça nous coûtera plus de 100 pisos par personne (Jashmine et Siam ne payent pas, elles n'ont que 4 ans).
Helen est un peu malade dans le bus, moi ça va. A un arrêt, elle m'achétera des brochettes de porc et une saucisse. Les brochettes sont bonnes, la saucisse n'est pas terrible. J'achète des cachuèttes pour Siam mais comme elle ne sont pas comme en France, elle ne les aime pas aussi Helen et moi on les mange.
Arrivé à Carmen, on range nos affaires et comme je n'ai rien à faire, je joue sur mon ordinateur.
Mercredi 25 août 2004 :
Une partie de Manille est sous l'eau. Ici aussi, il n'arrête pas de pleuvoir. Heureusement que j'ai ramené un K-Way de France. Quand il pleut dans une grand ville, on peut toujours faire du shopping. Mais à Carmen, il n'y a pas grand chose à acheter. Heureusement que je peux jouer sur mon ordinateur. A 10h00 j'appelerai l'agence Air France à Manille pour réserver nos places. Je ne tiens pas à rester un jour de plus. Pour mon prochain voyage, j'avais prévu un circuit en Thaïlande mais je crois que je me contenterai de visiter Bangkok.
Je suis allé au centre de Carmen sous la pluie pour acheter des donuts et des bombons pour ma fille. Chez Dunkin' Donuts j'ai eu pour 140 pisos une boite de 12 gros baignets et une boite de 20 petits beignets. Chez Treats, j'ai acheté des bombons et des soupes en bol (il faut ajouter de l'eau chaude).
Grâce à la pluie la température s'est considérablement rafraichie et il fait simplement chaud. J'ai acheté des médicaments pour le rhume pour moi et ma femme au Mercury Drug (pharmacie) de Carmen. Bien sûr la vendeuse ne voulait me vendre qu'une seule pilule et j'ai dût lui faire comprendre que je voulais toute la boite, sauf que j'ai obtenu la plaquette mais impossible d'avoir la boite ou la notice. Aux philippines, on se repère à la couleur du médicament. Les pilules pour le nez sont jaunes et rouges. Au fait, pas besoin d'ordonnance pour avoir le médicament qu'on veut.
Quand j'ai téléphoné à Air France Manille, j'ai put obtenir facilement quelqu'un qui parle français, ce qui fait que non seulement j'ai confirmé notre retour mais en plus je mes suis fait une carte fréquence (utile quand on prend souvent l'avion). Avant que le soleil se couche, on est allé à Jollibee avec les 2 enfants (Jashmine et Siam) et Babeth (la nounou des enfants). Au moment de partir je suis passé par 7 Eleven pour acheter des boites de mouchoirs, une lampe et quelques bols de nouilles chinoises. Dans une semaine (mecredi prochain), on prendra l'avion pour retourner en France. Je pourrai à nouveau boire du jus d'orange, manger du yaourt et des fromages.
Jeudi 26 août 2004 :
Nous sommes en pleine saison des pluies, Manille est toujours sous l'eau, 3 enfants sont mort noyés hier et ici les chemins sont impraticables. Helen ne veut pas aller à Urdanetta tant qu'il pleuvra, et la pluie ne cesse presque jamais. Ce matin, on a pris un tricycle pour se rendre à la fabrique de sel de mon beau père. J'ai filmé un peu sous la pluie, puis je suis rentré tout seul, toujours sous la pluie. Mon pantalon militaire est toujours mouillé, heureusement que j'avais mon k-way. Comme chaque jour ou presque, je suis passé à la petite superette 7 Eleven pour acheter des bouteilles de dalanda soda (sans caféine et avec du vrai jus de fruit), des soupes de poulet en bol (Sotanghon chicken soup) de la marque Lucky Me (moins de 30 PHP le grand bol, environ 15 PHP le petit bol) et un produit pour éloigner les moustiques. Sinon, il n'y a rien à faire qu'à regarder la télé ou jouer sur mon ordinateur. Encore quelques jours et je pourrai rentrer en France où je sais qu'il y a beaucoup de choses (et de gens) qui m'attendent.
Vendredi 27 août 2004 : Urdanetta City inondée, des enfants nagent sur la route
Encore une fois je suis allé seul à 7 Eleven pour faire quelques courses. Ensuite les enfants ont voulu faire un tour et nous sommes donc allé au Mac-Do de Carmen et en sortant du fast-food direction la cabanne de mon beau-frère pour rendre une petite visite à la belle famille. Comme cette visite s'éternisait je suis rentré tout seul à la maison. Le temps de prendre une douche et de jouer sur l'ordinateur, plus de 3 heures s'étaient écoulées. Aussi je suis retourné chez mon beau frère pour voir s'ils étaient toujours là. J'avais convenu avec ma femme d'aller à Urdanetta faire du shopping et il était déjà plus de 16h00 (la nuit tombe à 18h00).
Le temps de rentrer à la maison en tricycle, et nous voila parti pour Urdanetta City. Sur le chemin la route est parfois inondée mais arrivé à Urdanetta, c'est carrément l'inondation, des enfants nagent sur la route, les gens se réfugient sur les hauteurs. On a peur de ne pas pouvoir rentrer à Carmen et donc d'être obligé de dormir sur place. A l'aller notre jeepney n'a pas eu de problème pour rouler dans l'eau mais d'autres véhicules n'ont pas eu notre chance. Comme il est déja tard, on commence à nous enfermer dans la boutique de disques (où j'achète 4 VCD de karaoke en tagalog), puis dans le supermarché de Magic il faut faire vite avant qu'il ferme. Bref, quelques courses rapides mais Helen me promet d'y retourner dés qu'on pourra. Cela dit mes valises sont pleines et je crois qu'il ne faut pas prendre trop de risques avec toutes ces inondations.
Pour rentrer à Carmen je me suis placé à l'arrière de la jeepney de façon à faire des photos. Vous n'aurez qu'à voir ce que ça a donné. Seul problème il commençait déjà à faire un peu sombre et puis la jeepney était toujours en mouvement. Pas facile de faire des photos dans ces conditions. Il n'y aurait pas eu cet intermède à Carmen, j'aurai intitulé cette journée : mortel ennui. Mais bon, j'ai eu des choses à raconter. Au fait ma paire de basket neuves au départ de Paris est maintenant pourri par l'eau, idem pour les sleepers achetés aux Philippines, le fait de rester presque constamment dans l'eau a décollé les semelles. Certains philippins utilisent des bottes, d'autres marchent pieds nus, sinon il existent des sleepers qui résistent mieux à l'eau que d'autres. J'en ai acheté une paire aujourd'hui mais je crois que je vais la ramener en France. Puisqu'il ne me reste que quelques jours ici, autant finir mes chaussures.
Samedi 28 août 2004 : Plus de courant, plus d'eau
J'étais en train de jouer aux cartes avec ma fille (je lui apprenais à jouer au menteur) tout en écoutant un CD sur le lecteur DVD acheté à Carmen, quand j'ai recu le ventilateur du plafond. Bien qu'il soit gros, il n'y a pas eu de mal, sauf pour le ventilateur qui est désormais cassé. Comme la chaleur est revenu depuis que la pluie a cessé, il m'est plus facile de prendre des douches froides.
Hier on eu une coupure d'électricité pendant plus de 2 heures mais ce matin quand je me suis réveillé, c'était encore la panne générale, non seulement sur Carmen mais également sur Villasis où nous sommes allé faire des courses. Sans courant éléctrique, pas de télé et pas d'ordinateur, bref l'ennui total. Quoi de pire sinon, ne plus avoir d'eau (l'eau est pompée dans un puit et sans éléctricité il n'a pas fallu plus de quelques heures pour être privé d'eau). Heureusement dans l'après midi le courant revient. Il y a quelques années j'ai lu que les moustiques ne piquent que la nuit, c'est une erreur. Pendant que je tape ces quelques lignes, la pluie revient, la chaleur devrait tomber.
Helen va faire une grande fête demain pour fêter son départ des Philippines, aussi elle a acheté beaucoup à manger pour demain. Je sais que c'est important pour les Philippins de montrer qu'on a réussi en invitant le plus de monde possible. C'est un peu comme un français qui achète une grosse voiture pour montrer qu'il a réussi. Personnellement, c'est pas mon truc, quand j'ai de l'argent, j'en met un peu de côté, le reste je le dépense pour moi, ma famille et mes amis.
Helen voulait retourner à Urdanetta aujourd'hui, je crois que ça ne va plus être possible à moins de vouloir être complètement trempé. A propos, j'ai lavé mes baskets hier soir et je les ai mis à sécher. En attendant de pouvoir les réutiliser, je prendrai les sleepers.
J'ai décidé de prendre soin de mes pieds. Le dessous de mes pieds est complètement troué, de gros morceaux de peau s'en vont. Tout autour des pieds, il y a des piqures d'insectes et quelques plaies. C'est normal puisqu'on est toujours pieds nus sauf quand on va loin de la maison. Dans ce cas là, on met normalement des sleepers puisqu'avec ceux-ci on peut marcher dans l'eau. D'ailleurs quand on prend une douche il n'est pas nécessaires d'enlever ses sleepers. Comme ça on lave les chaussures en se lavant soi-même. Plus fort, certains philippins n'enlèvent pas leurs vêtements pour prendre la douche. Comme cela ils gagnent du temps et lavent leurs vêtements en même temps.
Tout d'abord j'ai coupé mes ongles grâce à un coupe-ongles acheté dans la rue à Urdanetta, puis j'ai désinfecté mes pieds à l'alcool à 70%. Une fois sec, j'ai mis de la lotion Vaseline Anti-Bacterial acheté dans la petite superette Magic de Villasis et je terminerai avant de me coucher en me frictionnant les pieds avec de la Vaseline Lotion deep nourishing. Evidemment de retour en France, je ferai ce qu'il faut pour retrouver une peau normale.
Question électricité, j'étais venu aux Philippines avec des adaptateurs et multiprises achetés en France, mais j'ai trouvé dans des stores, dans la rue et surtout dans le supermarché Magic d'Urdanetta City, du matériel chinois encore plus performant que celui que j'avais ammené de France. Exemple : j'ai maintenant des mutiprises avec voyant, bouton marche - arrêt qui font tous les standards existants. Je peux brancher sur une même mutiprises, des appareils philippins, français et anglais. Je peux brancher aussi sur cette mutiprises, une ampoule mais je peux très bien brancher une ampoule sur n'importe quelle prise de courant soit directement sur le mur avec un bouton marche -arrêt, soit au bout d'une rallonge. Le matériel est chinois, c'est tout petit et très léger. Les prix vont de 35 PHP à moins de 100 PHP dans un supermarché mais ç'est facilement le double dans un store. Il faut dire que beaucoup de chambres d'hôtel asiatiques n'ont pas de prises électriques européennes et les 3 hôtels que j'ai fait aux Philippines ne disposait pas d'assez d'éclairage pour pouvoir lire. Exemple l'hôtel SOGO bien que neuf, ne dispose pas de prise électrique de libre, il faut donc débrancher la télé et y placer une multiprises. Désormais, je pourrais aussi y ajouter une ampoule sur cette multiprises (il ne s'agit pas d'une lampe mais d'une simple ampoule à vis que l'on branche sur un culot dont l'autre extrémité est une prise électrique, entre le culot et le secteur, vous placez l'interrupteur mutistandard, le tout ne coûte pas plus de 80 PHP, soit 1 euro). Je sais que tout ça fait un petit peu bricolage, mais je peux vous assurer que c'est vraiment très pratique.
Sinon, nous sommes allé à Urdanetta City parce qu'Helen avait besoin de faire des courses, mais je n'ai pas fait de photos, l'eau s'était retirée. J'ignore comment c'est possible. Je sais qu'à Carmen ils ont utilisé des pompes pour enlever l'eau (l'école élémentaire est toujours sous l'eau), pour Urdanetta il est possible qu'ils en ont utilisé également.
Concernant les CD, VCD et DVD pirates, je voudrai apporter quelques précisions. Ici le marché du DVD est encore trop récent pour qu'on en parle. Sur 100 CD ou VCD achetés, 99 sont des CD (ou VCD) pirates. La copie d'oeuvres originales est interdite aux Philippines tout comme la mendicité. La mendicité et la vente de CD (VCD ou DVD) pirates est passible d'une forte amende, mais je n'ai encore jamais vu un mendiant ou un vendeur de CD (VCD ou DVD) pirates se faire arrêter aux Philippines. La télé philippine montre parfois des policiers (PNP) écraser des centaines de CD illégaux, mais c'est du vent. Sur 100 boutiques qui vendent des CD (ou VCD), 99 boutiques ne vendent que des CD (ou VCD) illégaux. Les policiers philippins sont parfaitement au courant mais un CD (ou VCD) illégal ne coûte que 35 pisos (les 3 pour 100 pisos) alors que le même original coûte 150 à 250 pisos. Par conséquent presque aucun philippin (même les policiers) n'a les moyens d'acheter de CD (ou VCD) non piratés. Certains CD (ou VCD) pirates ne sont pas gravés, d'autres le sont, certains sont rayés, d'autres pas. En tant que touriste, vous avez les moyens d'acheter des disques originaux. Chaque grande ville (city) a au moins une boutique de musique qui vend des CD (ou VCD) originaux. En dehors des boutiques de musique, vous ne trouverez que des copies illégales. Comme je l'ai déja dit : dans les rues, dans les petites échoppes, stores, petites boutiques, marchés, petites villes, il est impossible de trouver un CD, VCD ou DVD qui ne soit pas une copie illégale. En 2001, j'ai acheté des copies illégales sans même m'en rendre compte puisque les commerçants avaient pignon sur rue (un commerce en bonne et due forme).
Dimanche 29 août 2004 : Réveil à 02h00 du matin
Réveillé à 02h00 par notre camion qui d'après ce que j'ai compris va livrer des chèvres et des cochons, j'essaie de me rendormir en vain. Dans la cour tout le monde travaille à préparer la fête qui aura lieu aujourd'hui. Un autel catholique a même été dressé dans le salon. Moi je prend un chocolat chaud acheté au Treats de Carmen puis j'écoute des VCD de karaoke en Tagalog, puis en anglais. J'aime particulièrement Otso Otso, Bulaklal, Spageti songs, Ms Flowers.
J'ai réfléchi à l'intérêt d'acheter des CD de musique, alors que pour le même prix on peut acheter ces mêmes musiques en version karaoke, c'est-à-dire avec le clip et le texte qui défile en bas de l'écran. Je sais qu'en France, le karaoke est très loin d'être aussi développé qu'aux Philippines ou au Japon, mais quel intérêt de n'avoir que la musique quand on peut avoir le clip à l'écran, ainsi que le texte de la chanson, plus la possibilité de chanter dessus. Et rien n'interdit de brancher les 2 prises jack du son (haut parleur gauche et haut parleur droit) sur une chaine hi-fi, c'est d'ailleurs ce qu'on a fait aujourd'hui pour les nombreux enfants qui sont venus (je les ait filmé). Pour moi, c'est décidé, je n'achète plus que les versions karaoke des chansons et si en France ils refusent de vendre des versions karaoke des chansons qui me plaisent, je les achèterai dans d'autres pays.
De 10h30 à 14h00 de nombreuses personnes sont venus, vous pourrez voir les photos et la vidéo. En ce qui me concerne je n'apprécie pas trop ce genre d'évènement. Tout ce que j'ai a dire, c'est que ça a coûté cher mais ma femme était contente puisqu'elle a sponsorisé cet évènement en mettant même son nom sur les ballons (from Helen). Comme je l'ai déjà dit par le passé, aux Philippines tout est sponsorisé : les églises, les écoles (l'école élementaire de Carmen est sponsorisé par Pepsi), les barangays parfois, etc.
Lundi 30 août 2004 :
On était en train de manger au Mac Do de Carmen quand un groupe d'américains est venu s'asseoir à côté des toilettes. Ma femme a expliqué à son frère qu'on sait que ce sont des américains et non des français car les américains sont nettement plus gros que les français. Donc ils sont presque tous obèses et sont accompagnés d'un guide genre sud américain : cheveux longs noirs, épaisse moustache, lunettes de soleil, visage bronzé mais non philippin et également les vêtements qui indiquent clairement que c'est plus un sud-américain qu'autre chose. Quant aux américains, il y a parmis eux, 2 femmes blondes ce qui amènent aussitôt tous les regards vers elles, surrout de la part des enfants philippins. C'est la première fois qu'ils voient des cheveux jaunes, aussi ça provoque un attroupement alors que moi on ne me remarque presque plus. Une femme prend des photos des enfants. Ca se voit qu'ils débarquent depuis peu aux Philippines. Il sont sûrement hébergés dans un resort à proximité de Carmen. Carmen est un petit barangay qui n'offre aucun charme pour les touristes, alors qu'il existe de très belles villes (city) comme Baguio, Cebu ou même Manille qui bien que pollué, a beaucoup d'intérêts pour un touriste.
A propos de Manille (Metro Manila), j'y ai acheté un journal dans lequel il y avait un dessin qui représentait un philippin en train de faire du jogging dans Manille avec la moitié supérieure du corps dans la fumée de la pollution. la légende disait : "courir à Manille n'est pas bon pour la santé". Pour en revenir à Carmen, le seul intérêt, c'est qu'il y fait très chaud, plus chaud qu'à Manille, bien plus chaud qu'à Baguio City et que dans d'autres endroits des Philippines, c'est pourquoi dans cette province, il y a beaucoup de resorts avec piscines. J'ai encore pris un coup de soleil ce matin en restant 20 minutes dehors, la marque du tee-shirt de ce matin le prouve. C'est pourquoi même dehors à l'ombre, on est obligé d'installer un ventilateur pour avoir un peu de fraicheur.
A propos de barangay plus sympathique que Carmen, il y a Tarlac situé entre Manille et Carmen, j'y ai un ami philippin que j'ai rencontré à Paris (cet ami est très fort en montage vidéo). Donc Tarlac a de nombreux fast-food, des hôtels, un jolie centre ville. Malheureusement depuis quelques jours les habitants de Tarlac ont dut être évacué, la ville est sous l'eau (TV Patrol nous a montré des philippins nageant dans les rues de Tarlac). J'espère que mercredi, jour de mon départ des Philippines, la route ne sera pas coupée ou au moins une déviation aura été prévue.
Ce matin, nous sommes allés à Urdanetta city dans le tricycle de mon beau-frère. Helen a acheté des poissons séchés, des boites de jus d'ananas, 10 savons à la papaye plus quelques gateaux philippins qu'elle compte ramener en France. Moi, j'ai acheté 2 boitiers de 32 CD pour 130 pisos chacun et une dizaine de VCD de chansons de karaoke en tagalog. Au total, je dois être le français qui possède le plus de chansons de karaoke en tagalog.
J'aime beaucoup la musique anglo-saxone (genre Beatles, Eagles, Cat Stevens, Cure, etc.), la musique française (genre Mylène Farmer) mais je dois dire que la musique philippine vaut son pesant de cacahuètes. Que ce soit dans les chansons d'amour ou dans les chansons de variétés (ils ont aussi du RAP philippin), les philippins font très fort, ils sortent chaque année de nouveau tubes qui malheureusement ne franchissent pas les frontières de l'Asie. Je ne parlerai pas des popstars philippins, ils sont du même niveau que leurs homologues français. Par contre, je pourrai vous faire écouter (et voir) des chansons philippines (en tagalog) qui deviendraient vite des tubes en France (même si les français ne comprennent pas les paroles). Il faut savoir que tout comme Obélix qui est tombé dans la marmitte de potion magique quand il était petit, les philippins sont bercés par la musique dés leur plus jeune âge. Ma nièce Jashmine, 4 ans, chante et danse sur tous les nouveaux tubes philippins. Le karoke (ici on dit videoke) est un sport national aux Philippines et ce depuis longtemps. Tous les philippins chantent et même ceux qui chantent faux (moi aussi j'ai été obligé de chanter). Aux Philippines, on chante sur du karaoke le long de la route, le long de la plage, à la maison, bref partout. Les chansons anglo-saxonnes sont également connues et chantées aux Philippines. Par contre aucune chanson française n'est arrivée jusqu'ici (ou en tout cas n'est restée suffisemment pour qu'on s'en souvienne).
Ma femme m'a encore demandé de lui passer de l'argent ce matin, elle a prêté ce qu'elle avait à sa mère (le terme prêté me fait sourire, car jamais elle ne pourra lui rendre). Après Urdanetta et le Mac Do de Carmen, il ne me reste plus que 6000 pisos. Je pense que ça se passe toujours comme ça quand on se rend chez des beaux-parents qui sont plus pauvres que soi.
Quoiqu'il en soit, il ne me reste plus que 2 jours à passer : Mardi et Mercredi. Mercredi, il faudra payer un chauffeur environ 3000 pisos, plus le manger pour tout le monde (ils vont être au moins une dizaine à nous accompagner) et les taxes d'aéroport : 500 pisos par personne, plus peut être une taxe spéciale de 1500 pisos pour ma femme, taxe que doit acquitter tous les philippins qui veulent quitter les Philippines (ma femme n'a que la nationalité philippine). J'ai gardé 5000 pisos de côté pour l'aéroport. A propos d'immigration, le Canada est un des rares pays riches qui accepte les immigrés philippins à condition qu'ils ont un métier qui peut les intéresser et surtout qu'ils disposent d'un petit capital. Il y a quelques années, on avait aidé des parents philippins à s'installer au Canada en leur prêtant de l'argent. Cet argent, ils nous l'ont rendu et maintenant ils ont la nationalité canadienne et peuvent donc voyager partout où ils veulent. Les philippins ne sont pas autorisés à quitter leur pays, à moins d'avoir épousé un étranger ou d'être très riche. Si les philippins ou les chinois pouvaient quitter librement leur pays, il n'y aurait plus grand monde aux Philippines et en Chine (les Etats-Unis, le Canda et l'Europe sont les destinations qui font rêver les émigrants en puissance).
Mardi 31 août 2004 :
Cette journée a été très ennuyeuse et très énervante aussi. Helen a fait ce qu'elle voulait, moi j'ai essayé de faire plaisir aux enfants (Siam et Jashmine). Le problème c'est que les filles n'arrêtaient pas de se chamailler et elles ne voulaient pas voir la même chose.
On est allé au Chow-King de Carmen, et il y a eu une incompréhension (entre Helen et le personnel) sur la moitié de la commande. Il faut signaler qu'à Carmen, les 3 fast-foods (Jollibee, Chow-King et Mac-Do) donnent souvent un numéro lors de la commande à la caisse, puis un serveur vous apporte le plateau à votre table. Plutôt que de rectifier la commande, on fait avec la plupart du temps. Les erreurs sont fréquentes dans les fast-foods de Carmen, les serveurs doivent gérer ici 3 langues : l'ilocano (langue locale), le tagalog (langue officielle appelée aussi pilipino ou filipino) et l'anglais (langue des touristes et aussi langue du monde des affaires).
Helen m'a encore fait le coup de me conduire dans l'entreprise de sel de ses parents où je n'avais bien sûr rien à faire (il n'y a même pas de WC ou de télé). Je suis donc rentré à pied, mais en fait ils sont arrivés en même temps que moi parcequ'ils ont pris le jeepney après que je sois parti. Comme je n'avais rien à faire, la télé était prise par Helen et les enfants, je suis allé à Rosales à pied, mais la distance était plus importante que j'avais cru, et il m'a fallu une bonne heure pour arriver dans le centre de Rosales. En dehors du marché local et des enfants qui me souriaient, je n'y ai rien vu d'intéressant. A mon retour à la maison, on m'a dit que Helen, Babeth et Honey était parti à ma recherche. Le problème c'est qu'avec la famille de ma femme, je ne pourrai jamais me ballader librement et faire ce que je veux. C'est pourquoi c'était la dernière fois que je partais en vacances avec ma femme. Demain on part pour l'aéroport de Manille mais je sens que cette dernière journée ne va pas me plaire non plus.
Mercredi 01 août 2004 :
On a loué un van avec ses 3 chauffeurs ??? Une bonne partie de la smala monte dedans. Direction l'aéroport de Metro Manila. Environ 5 heures plus tard on s'arrête pour manger el long de la route : poulets rotis et brochettes de porc, sans oublier le riz que les chauffeurs avaient amené dans une grosse marmitte. Quelques heures plus tard on arrive à Manille. Le voyage a été long et assez ennuyeux. A un moment donné le coffre s'est ouvert et j'ai eu perd de perdre nos valises sur la route. A l'aéroport, il n'y a que nous 3 (Helen, Siam et moi) qui avons le droit de rentrer. De nombreuses formalités après, on embarque et direction Bangkok (Taïlande). On mange le repas du soir pendant le trajet. En partant de Bangkok direction Paris, on a droit à un autre repas du soir. J'ai pas faim mais je goûte quand même le repas thaï. Je n'arrive pas à dormir et j'ai froid. Helen et Siam ont toutes les couvertures. Elles n'ont pas trop de difficultés pour dormir. Moi je me rattraperai en France. Le trajet est très long. Le personnel d'Air France est serviable.
Jeudi 02 août 2004 :
On arrive à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à 5h50 et si les premières formalités se passent bien, il faut encore montrer nos passeports à des agents mais pour cela il faut faire la queue. Comme les premières files sont très longues, ma femme me dit d'essayer les files ou il y a marqué CEE et Suisse et de l'appeler si elle peut passer par cette file. J'emporte les 3 passeports et je commence à attendre mais rien ne me dit qu'Helen qui n'a pas la nationalité française pourra utiliser cette file. Comme j'arrive presque devant l'agent, j'appelle ma femme plusieurs fois, puis je demande à ma fille (4 ans) d'aller chercher maman mais 5 minutes plus tard je rappelle Siam car j'ai trop peur de la perdre. Siam revient sans Helen et après avoir laissé passer plusieurs personnes je décide de passer de l'autre côté de la zone tout en indiquant le problème à plusieurs agents de police.
Il m'est impossible de revenir dans la zone précédente pour chercher ma femme et celle-ci n'attend pas mes appels ou ceux des agents. Une heure a attendre et tout le monde rit quand j'appelle ma femme mais ma femme ne se montre toujours pas. Quand enfin elle se montre, ell n'a pas ses bagages à main et moi j'ai confié son passeport à un agent qui est en train de la chercher. Finalement je récupère le passeport et la femme mais jamais plus je prendrai l'avion avec Helen, trop de problèmes.
Arrivé à l'appartement on déballe nos affaires, je fais quelques courses, puis quelques heures après, Helen et Siam s'endorment. J'ai commencé à travailler un peu sur Internet, j'espère avoir quelques choses à vous montrer très bientôt (photos, vidéos et ce manuscrit).
Vendredi 03 septembre 2004 :
Il est 06h49 en France, 12h45 aux Philippines. Ma femme et moi ne dormont plus depuis 02h30 du matin. On est encore en décallage horaire. J'ai un peu mal à la tête, je n'ai pas assez dormi. J'ai beaucoup de choses à faire dans les jours qui suivent pour rattraper les 31 jours passés aux Philippines.